L’Iran affirme avoir de nouveau refoulé deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, l’un battant pavillon lié au Botswana et l’autre à l’Angola, au lendemain de l’annonce par Téhéran de la fermeture de cette voie maritime stratégique.
Selon l’agence de presse Tasnim, les forces armées iraniennes ont intercepté les deux navires, dimanche 19 avril, alors qu’ils tentaient de traverser le détroit, les contraignant à modifier leur route et à quitter la région.
Cela survient après que la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a annoncé la fermeture du détroit, en représailles au maintien par les États-Unis d’un blocus naval illégale sur les ports iraniens, en violation des termes du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.
Samedi, la marine du CGRI a déclaré dans un communiqué que la République islamique, après l’annonce du cessez-le-feu, a décidé d'autoriser le transit des navires non militaires dans le détroit, le long d'un corridor désigné par Téhéran.
« Toutefois, en raison de la violation des conditions du cessez-le-feu et du maintien du blocus naval imposé par les États-Unis aux navires et ports iraniens, le détroit d'Ormuz est fermé depuis ce soir », indique le communiqué, précisant : « Et ce maintien de la fermeture se poursuivra jusqu’à la levée du blocus ».
L’Iran avait annoncé vendredi, la réouverture du détroit à la navigation commerciale, plusieurs semaines après en avoir interdit l’accès aux navires associés aux États-Unis et à leurs alliés, à la suite du déclenchement, le 28 février, d’une guerre d’agression non provoquée contre la République islamique.
Le 8 avril, après 40 jours de combats intenses qui ont embrasé toute la région, le président américain Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de deux semaines, après avoir accepté la proposition iranienne en dix points comme base de négociations pour un cessez-le-feu définitif.
Lors des pourparlers marathon qui se sont tenus à Islamabad, capitale pakistanaise, au début du mois, la question de la fermeture du détroit d'Ormuz a dominé les discussions, l'Iran affirmant clairement que la voie maritime ne serait pleinement ouverte qu'une fois toutes ses conditions pour mettre fin à la guerre acceptées.