« Terrorisme économique » et « chantage d’État ». Voici les termes employés par le porte-parole de la diplomatie iranienne pour décrire, mais surtout dénoncer les dernières menaces du Trésor américain d’intensifier les sanctions contre l’Iran.
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a fustigé les prises de position hostiles américaines, les décrivant comme des tentatives délibérées de faire souffrir des civils innocents.
Dans un message jeudi sur son compte X, il a écrit : « Il est absolument abominable de voir comment des politiques qui infligent délibérément douleur et souffrance à des innocents sont présentées avec une suffisance insupportable ». Et de poursuivre : « Cela ne fait que révéler une mentalité inhumaine. Il s’agit ni plus ni moins de terrorisme économique et d’extorsion d’État – des actes qui constituent des crimes contre l’humanité et qui, par leurs effets cumulatifs, constituent un génocide ».
La vive réprimande de M. Baghaï fait suite à de nouvelles sanctions imposées par le Trésor américain à plusieurs entreprises et pétroliers liés à l'Iran.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a averti sans ambages que tout pays achetant du pétrole iranien ou détenant des actifs financiers de Téhéran dans ses banques s'exposerait à des sanctions punitives.
Ces tentatives répétées de coercition économique de la part des États-Unis s'inscrivent dans une longue campagne de sanctions unilatérales illégales visant à saper les droits légitimes de l'Iran et à faire pression sur sa population.
L'Iran a toujours soutenu que de telles mesures violent le droit international et constituent une forme de punition collective infligée à une nation entière pour avoir exercé son droit souverain à développer son économie et à commercer librement.
La politique dite de « pression maximale » de Washington n'a pas seulement échoué à briser la détermination du peuple iranien, mais a également mis en lumière le caractère agressif et hypocrite de la politique étrangère américaine.