La Défense civile de Gaza a déclaré que l'ensemble de sa flotte de véhicules d'urgence a été contrainte de s'arrêter en raison d'une grave pénurie de carburant, paralysant les opérations de sauvetage et suscitant des appels urgents à une intervention internationale.
Dans un communiqué publié mardi, l'agence a indiqué que le manque de carburant l'avait contrainte à suspendre les opérations de récupération des corps, laissant des victimes piégées sous les décombres. Les engins lourds utilisés pour dégager les débris et éliminer les dangers sont également à l'arrêt, ce qui retarde encore davantage les opérations de sauvetage.
L'agence a averti que la crise du carburant avait considérablement réduit sa capacité à répondre aux appels de détresse, notamment dans des conditions météorologiques difficiles actuelles qui exigent une disponibilité constante sur le terrain.
La Défense civile de Gaza a exhorté les organisations internationales et les institutions humanitaires à agir immédiatement, soulignant que les services essentiels de sauvetage ne peuvent se poursuivre sans un approvisionnement urgent en carburant.
Cette crise survient alors qu'Israël maintient son blocus strict sur le carburant entrant à Gaza, aggravant une tragédie humanitaire déjà catastrophique.
Le blocus a contribué à l'effondrement des services vitaux dans toute la bande de Gaza assiégée, qui a subi d'immenses dévastations en raison de l'offensive génocidaire d'Israël.
La pénurie de carburant persiste malgré un accord de cessez-le-feu censé permettre la libre circulation de l'aide.
Israël a violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu, ignorant ses obligations humanitaires, dont et surtout l’autorisation de l'entrée à Gaza de carburant, d'aide et de matériel de déblaiement des décombres.
Parallèlement, les forces d'occupation israéliennes poursuivent leurs attaques meurtrières contre la bande assiégée.
Les autorités sanitaires palestiniennes signalent que depuis le 11 octobre 2025, Israël a tué au moins 527 Palestiniens et en a blessé 1 447 autres.
Depuis le début de la guerre génocidaire israélienne, le 7 octobre 2023, les forces du régime ont tué plus de 71 800 Palestiniens et en ont blessé plus de 171 000, en majorité des femmes et des enfants.