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Mandats d’arrêt contre Netanyahu et son clan: la CPI dénonce les menaces émises à son encontre

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une vue extérieure de la CPI de La Haye, aux Pays-Bas, le 6 décembre 2022. ©AP

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné vendredi les menaces contre le plus haut tribunal des Nations unies et son personnel après des suggestions selon lesquelles les dirigeants israéliens pourraient faire l'objet de mandats d'arrêt pour leur guerre dans la bande de Gaza.  

Au cours des dernières semaines, la peur s’est propagée au sein du régime d’occupation alors que la CPI, basée à La Haye, envisageait d’accuser le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le ministre des Affaires militaires Yoav Gallant et le chef d’état-major de l’armée Herzi Halevi de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Le chef de la CPI a confirmé que le tribunal de l'ONU et son personnel avaient reçu des menaces ces derniers jours.

« L'indépendance et l'impartialité de la CPI sont toutefois mises à mal lorsque des individus menacent d'exercer des représailles contre la Cour ou contre le personnel judiciaire si le bureau, dans l'accomplissement de son mandat, prend des décisions sur des enquêtes ou des affaires relevant de sa compétence », a dénoncé le bureau du chef de la CPI, citant le procureur Karim Khan sur X.

« De telles menaces, même si elles ne sont pas suivies d'effet, peuvent constituer une offense contre l'administration de la justice du plus haut tribunal de l'ONU », a-t-il prévenu, appelant à mettre fin à de telles activités.

« Le bureau insiste pour que toutes les tentatives visant à entraver, intimider ou influencer indûment ses fonctionnaires cessent immédiatement », a souligné Karim Khan.

A lire: Le Congrès américain menace la CPI de représailles si jamais elle émet un mandat d'arrêt contre Netanyahu

Le bureau de Khan n'a toutefois pas précisé d'où provenaient les menaces ni de quelle enquête il s'agissait.

La CPI, qui peut poursuivre des individus pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, génocide et agression, mène une enquête sur les atrocités commises par le régime occupant à Gaza et en Cisjordanie occupée depuis juin 2014.

Le régime israélien ignore la décision préliminaire rendue par la CPI en janvier, qui lui ordonnait de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la vie civile à Gaza et de s'abstenir de tout acte de génocide.

Si des mandats d'arrêt sont exécutés, les 124 États membres du tribunal suprême sont obligés d'arrêter et de remettre les accusés à La Haye une fois qu'ils entrent sur leur territoire.

Récemment, les médias israéliens ont rapporté que le régime de Tel-Aviv tenait des réunions et des consultations secrètes avec ses alliés, notamment les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, dans le but d'entraver le travail de la CPI.

Netanyahu a déjà dit qu'il s'attendait à ce que les dirigeants internationaux utilisent « tous les moyens à leur disposition pour arrêter cette démarche dangereuse ».

Ni les États-Unis ni Israël ne sont membres de la CPI.

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Israël a déclenché la guerre contre Gaza le 7 octobre 2023 après que le mouvement de Résistance islamique de la Palestine, Hamas, a lancé l'opération surprise Tempête d'Al-Aqsa contre les territoires occupés par Israël.

Israël a imposé un « siège complet » à Gaza, coupant le carburant, l’électricité, la nourriture et l’eau aux plus de deux millions de Palestiniens qui y vivent.

Depuis, au moins 34 622 Palestiniens dont la plupart sont des femmes et des enfants ont été tués et 77 816 blessés. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV