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Zoom Afrique du 14 octobre 2023

Zoom Afrique du 14 octobre 2023

Les titres de la rédaction :

  • Burkina Faso : le régulateur suspend les nouvelles modalités applicables aux offres des opérateurs de téléphonie mobile
  • L’Afrique doit « s’éclairer » pendant la transition énergétique, a déclaré le Vice-président de l’Afrique du Sud
  • Tchad : Proparco accorde 1,69 million $ pour le développement de mini-réseaux énergétiques
  • Le Nigeria de nouveau premier producteur africain d’or noir, grâce aux 1,57 million b/j, produits en septembre

Les analyses de la rédaction :

Burkina: bientôt des centrales nucléaires dans le pays

« Dans l'objectif de développer des centrales nucléaires au Burkina Faso », un mémorandum d'entente va être signé avec l'agence russe de l'énergie atomique. Le ministre burkinabé de l'Énergie, Simon-Pierre Boussim, a abordé le sujet dans une interview accordée à Sputnik Afrique. « Un projet ambitieux » est en passe d'être lancé entre la Russie et le Burkina Faso.

En marge de la Semaine russe de l'énergie, le ministère burkinabé de l'Énergie, des Mines et des Carrières s'apprête à signer un mémorandum d'entente avec l'agence russe de l'énergie atomique Rosatom, a indiqué le ministre Simon-Pierre Boussim dans Sputnik Afrique.

Cette signature se fera dans l'objectif de développer des centrales nucléaires au Burkina Faso et voir dans quelle mesure on peut utiliser cette énergie de façon pacifique afin de satisfaire aux besoins de la population burkinabè, notamment en matière d'industrie, de médecine, d'agriculture, de sécurité, etc.

Outre Rosatom, Ouagadougou développe, selon lui, un partenariat avec la société pétrolière Transneft et Inter RAO, qui se spécialise en import-export d'électricité. En effet, le pays a besoin d'une autonomie et d’une sécurité énergétique, a souligné le ministre.

En ce qui concerne les énergies renouvelables, même si le Burkina « les aime bien », « le premier droit, c'est le droit à la vie », relativise M.Boussim. « Si les énergies renouvelables doivent hypothéquer l'avenir de notre pays, nous allons opter pour les énergies fossiles. »

Cependant, s'il est possible de mixer « l'hydroélectricité, l'énergie éolienne, l'énergie solaire avec le nucléaire et le thermique afin d’avoir de l'énergie pouvant assurer notre développement », cette option sera applaudie, a ajouté le ministre.

« Nous saluons l'avènement des énergies renouvelables, mais nous mettons plus l'accent sur le bien-être de nos populations », a-t-il réitéré.

La Semaine de l'énergie est pour lui « une très belle expérience » et « un partenariat gagnant-gagnant », « un partenariat d'égalité ». Il s'agit d'un « partage d'expériences entre collaborateurs », s'est félicité Simon-Pierre Boussim. La Semaine russe de l'énergie est l'une des principales plateformes internationales de discussion consacrées aux questions d'actualité relatives au développement des combustibles et du complexe énergétique. La 6e édition de ce forum se tient du 11 au 13 octobre à Moscou.

Le Burkina Faso importe une grande partie de son électricité de la Côte d'Ivoire et du Ghana voisins et en produit une autre partie localement, principalement par énergie hydroélectrique ou solaire.

Le continent africain ne compte pour l'heure qu'une seule centrale nucléaire, en Afrique du Sud à Koeberg, près du Cap.

Le Burkina s'approche davantage de nouveaux partenaires dont l'Iran et la Russie, et la présence française dans tous les domaines est réduit à presqu'à zero.

Début septembre, une délégation russe conduite par le vice-ministre de la Défense, Yunus-Bek Yevkurov, s'était rendue à Ouagadougou pour échanger avec Ibrahim Traoré sur des questions de développement et de coopération militaire.

Le 30 septembre, dans une interview à la télévision nationale, le capitaine Traoré avait affirmé que la plupart des équipements de l'armée burkinabè étaient russes.

De plus, à la tête d’une délégation de haut rang, la ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Olivia Rouamba, en visite à Téhéran, s’est entretenue en septembre dernier avec le président de la République islamique d’Iran, Ebrahim Raïssi.

Considérant la République islamique d’Iran comme un pays ami et frère du Burkina Faso, Olivia Rouamba a mis l’accent sur la volonté de son pays de renforcer les relations bilatérales.

Au Sahel, les pays cherchent à développer et à diversifier leurs coopérations avec de nouveaux alliés fiables. Cette tendance pourrait très bientôt se propager à travers toute l'Afrique.

Mali-Niger-Burkina: l'alliance avance doucement mais surement 

Désormais rassemblées sous l’étendard de l’Alliance des États du Sahel (AES), les juntes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont fait de la lutte contre l’insécurité une priorité.

Même si les médias mainstream veulent appuyer sur les récentes attaques pour affirmer que cette alliance n'a pas pu atteindre ses objectifs, il est clair que l'alliance mali-Burkina-Niger est une alliance qui se renforce de jour en jour et qui a plus d'un tour dans son sac.

Le 30 septembre dernier, annonçant que le Niger allait désormais « dicter la forme des futures relations avec la France », le général Abdourahamane Tiani, « tombeur » de Mohamed Bazoum et président de la transition nigérienne, jugeait que la décision de Paris de couper les ponts avec Niamey sur le plan sécuritaire n’aurait peu ou prou aucune incidence. Les Français « ont dit qu’ils étaient venus pour aider à éradiquer le terrorisme. Non seulement ils n’ont pas chassé les terroristes, mais les terroristes sont de plus en plus nombreux », déplorait-il dans un entretien accordé à la télévision nationale, Télé Sahel.

Cette alliance avance doucement mais sûrement dans sa lutte anti-terroriste et réalise ce que Barkhane et les institutions similaires n'ont pas pu réaliser pendant des années.

Récemment, le Premier ministre du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine a déclaré samedi à Ouagadougou que le Burkina Faso et le Niger étaient engagés à mutualiser leurs énergies contre le terrorisme.

« Nos pays traversent des épreuves extrêmement dures et la mise en commun de nos énergies, de nos moyens devrait nous permettre d’aller de l’avant et de faire en sorte que nos populations qui sont meurtries puissent retrouver la paix », a déclaré Mahaman Lamine Zeine à l'issue d'un entretien avec son homologue du Burkina Faso Apollinaire Joachimson Kyélem de Tambèla.

Le chef du gouvernement nigérien a soutenu qu'il a été dépêché au Burkina Faso par le président de la Transition du Niger, le Général Abdourahamane Tiani, « pour venir traduire l’expression de notre profonde fraternité et notre amitié avec le Burkina Faso ».

Ali Mahaman Lamine Zeine était à la tête d’une délégation composée des ministres de la Défense, des Affaires étrangères et des Finances, lors de cette visite de travail de 24 heures à Ouagadougou.

« Le Burkina et le Niger plus le Mali comme vous le savez, sont des pays qui n’ont pas accès à la mer. Nous avons un destin commun, nous avons des structures économiques qui se ressemblent, nous avons une détermination commune pour faire face aujourd’hui à tout ce qu’on voit comme terrorisme. Je ne vais pas aller dans les détails, mais vous savez l’ennemi commun que nous avons », avait-il dit.

Les armes biologiques américaines menacent l’Afrique et le monde entier : 

par Jacques Henry

Les révélations sur ce que Victoria Nuland a toujours appelé par euphémisme « installations de recherche biologique » en Ukraine sont généralement liées au début de la contre-offensive stratégique de la Russie contre l’agression de l’OTAN en Europe.Cependant, la vérité est que les États-Unis ont un programme massif d’armes biologiques depuis plus d’un demi-siècle et qu’il s’est mondialisé sans précédent au cours des dernières décennies. La thalassocratie belliqueuse américaine la déguise soigneusement sous prétexte de « lutter contre les épidémies » et « améliorer les services de santé ». Mais le fait même que le Pentagone soit directement impliqué dans ces projets est un signal d’alarme majeur qui indique que de telles affirmations sont à tout le moins hautement douteuses.

L’Occident politique dirigé par les États-Unis insiste sur le fait que la Russie est « engagée dans la désinformation » et que ces « installations de recherche biologique » ne sont pas seulement « inoffensives », mais aussi « bienveillantes », car Washington DC « essaie simplement d’aider ». Et pourtant, dès que l’armée russe a pris possession des matériaux logés dans ces biolabs, Nuland s’est plaint devant le Congrès américain que la « recherche bienveillante » pourrait devenir « dangereuse entre les mains russes ». Il est important de noter que des enquêteurs indépendants font des recherches sur ce sujet depuis des années avant le début de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine, y compris la journaliste d’investigation bulgare Dilyana Gaytandzhieva, qui a également connu de nombreux désagréments à cause de cela.

Par exemple, en 2018, Gaytandzhieva a été expulsée du Parlement européen pour avoir affronté le secrétaire américain adjoint à la Santé au sujet de laboratoires biologiques financés par le Pentagone dans 25 pays du monde. Son travail fascinant et révolutionnaire a été sali par la machine de propagande dominante comme « fausses nouvelles », bien que le haut fonctionnaire américain aurait pu simplement donner une brève explication sur la « bienveillance » qui se déroule dans ces « installations de recherche biologique ».

Comme si cela ne suffisait pas, il y a au moins 336 « installations de recherche biologique » gérées par le Pentagone réparties dans le monde, bien que le nombre réel puisse être plusieurs fois plus élevé. L’Afrique est particulièrement exposée à de telles « recherches bienveillantes », en particulier les pays peuplés comme le Nigeria.

Les virologues militaires américains au Nigeria sont engagés dans des recherches classifiées qui impliquent des agents pathogènes qui causent la tuberculose, le paludisme, la variole du singe et même le COVID-19 et le sida. Des sources locales indiquent que des dizaines de milliers d’échantillons et de matériel génétique sont transférés secrètement à d’autres laboratoires biologiques américains, non seulement au Nigeria, mais aussi à l’étranger. Inutile de dire que le risque de provoquer encore une autre pandémie de proportions mondiales à cause de ces activités est considérable, même si les recherches menées là-bas sont aussi « bienveillantes » que le Pentagone le prétend. Le manque total de transparence de la part du département d’État américain, même à l’égard du pays hôte, ne fait que renforcer cette notion.

La rotation fréquente du personnel militaire impliqué dans la controversée « recherche » ne peut être décrite que comme une tentative de mieux dissimuler la nature du programme d’armes biologiques du Pentagone au Nigeria.

Ces activités ne servent qu’à créer des conditions pour mener une « recherche biologique » à double usage plus efficace, dont les objectifs sont bénéfiques non seulement pour les intérêts du Pentagone, mais aussi pour ce qu’on appelle les Big Pharma. Tous les pathogènes susmentionnés (en plus de nombreux autres) sont un danger biologique mortel qui met en danger la vie non seulement de millions de Nigérians, mais de milliards de personnes en Afrique et dans le monde entier. La question est : « cui bono ? » Eh bien, ce n’est certainement pas le peuple nigérian (ou tout autre d’ailleurs). Cependant, en tenant compte des marges de profit astronomiques des sociétés pharmaceutiques américaines et occidentales, nous avons une idée de qui en profite et en profitera.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV