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Les conditions d'Assad pour une reprise...

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président syrien Bashar al-Assad (à droite) et le président turc Recep Tayyip Erdogan (à gauche) lors d'une conférence de presse conjointe au palais al-Shaab à Damas, le 11 octobre 2010. ©Getty Images

Des signes d'un rapprochement turco-syrien sont apparus récemment, bien que son ampleur ne soit pas encore connue, suite aux déclarations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a confirmé l'existence d'une coopération en matière de renseignement avec le gouvernement syrien.

De nouveaux détails sur les contacts entre la Turquie et la Syrie pour normaliser les relations bilatérales et rouvrir les voies de communication entre les deux pays ont été révélés, y compris cinq conditions préalables mutuelles.

Demandes du gouvernement syrien :

1. Aide à contourner les sanctions européennes et américaines contre les hommes d'affaires et les entreprises soutenus par le gouvernement syrien.

2. Prise de contrôle total du corridor commercial Cilvegözü-Damas et celui de l'autoroute M4 sur la ligne Alep-Lattaquié reliant Deir ez-Zor et Hassaké dans l'est de la Syrie.

3. Contrôle de la province d'Idlib.

4. Soutien de la Turquie à la réadhésion de Damas aux organisations dont il a été suspendu, comme la Ligue arabe, l'Organisation de la coopération islamique et d’autres organisations internationales.

5. Mise en œuvre des propositions syriennes pour une coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme, incluant le soutien dans les domaines culturel et civil et la remise de contrôle des champs pétroliers syriens aux experts syriens.

Le gouvernement turc, à son tour, a posé des conditions préalables à la normalisation des relations avec la Syrie.

Les conditions de la Turquie :

1. Nettoyage total de toutes les zones des Unités de protection du peuple kurde (YPG), milice pro-kurde syrienne étroitement liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

2. Elimination complète des menaces terroristes des frontières de la Turquie et de la Syrie.

3. Retour en toute sécurité des réfugiés à Homs, Damas et Alep.

4. Mise à terme des rapports politiques et militaires entre l'opposition et Damas.

5. Elaboration d'une constitution démocratique par organisation d'élections libres et la libération immédiate des prisonniers politiques, en particulier les femmes, les enfants, et les personnes en mauvaise condition physique.

La Turquie est-elle réellement fiable?

Les observateurs sont méfiants surtout que l'agression turque contre l'Irak où elle cherche à créer aussi une zone tampon se poursuit.

Des médias irakiens ont fait état d’une attaque au drone de la Turquie sur l'une des zones près d'Erbil dans la région du Kurdistan irakien. Le nombre de victimes et de dommages possibles causés par cette attaque n'a pas encore été publié.

Sous prétexte de réprimer des éléments du groupe armé du Parti des travailleurs du Kurdistan turc (PKK), la Turquie a pris pour cible une zone dans le quartier Soran à Erbil.

Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Fouad Hussein avait fait état de l’effort de Bagdad pour persuader le Conseil de sécurité de publier une résolution visant à faire retirer les forces turques d'Irak.

La décision ferme de l'Irak d'expulser les soldats turcs d'Irak a été prise après l'attaque aérienne de l’armée turque lancée le 23 juillet contre une zone touristique dans la province de Dohuk (nord de l'Irak) lors de laquelle 9 civils ont été tués et 23 autres ont été blessés.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV