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Zoom Afrique du 3 juin 2022

Zoom Afrique du 3 juin 2022

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Actualité en Afrique :

  • L'Iran se dit prêt à envoyer une aide médicale et le vaccin anti-COVID19 au Kenya
  • Huawei intensifie ses efforts pour recruter de nouveaux talents dans le domaine des TIC au Kenya
  • L’armée malienne s’offre son deuxième avion-cargo militaire
  • Le Ghana et la Tanzanie projettent de créer une route aérienne d’ici fin 2022
     

Analyses de la rédaction :

1. RDC : ce que l’on sait de l’affaire François Beya 

Ce vendredi débute le procès de François Beya, ex-« Monsieur sécurité » de Félix Tshisekedi, le président congolais. L’homme est accusé de complot contre le chef de l’État. 

Quatre mois après avoir été arrêté, François Beya comparaîtra devant la Haute cour militaire congolaise ce vendredi 3 juin. D’abord entourée d’un certain mystère, l’affaire qui implique l’ancien conseiller sécurité du président Félix Tshisekedi se précise. « Il s’agit d’une affaire relevant de la sûreté de l’État, une matière de ce genre est de la compétence exclusive de l’agence nationale des renseignements ANR. Il n’est pas dans les habitudes de ce service de communiquer sur ces activités toutefois dans l’état actuel des choses on peut affirmer que les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale » avait déclaré, quelque temps après l’arrestation de Beya, Kasongo Mwema, porte-parole du chef de l’État congolais. 

C’est en effet de « complot contre la vie ou la personne du chef de l’État » qu’est accusé François Beya. Selon la presse congolaise, des officiers de l’armée et de la police sont cités à comparaître, tous accusés de complicité. Arrêté le 5 février dernier, François Beya avait été détenu dans les locaux de l’ANR avant d’être transféré le 4 avril à la prison centrale de Makala. 

Parmi les reproches faits à François Beya, celui d’avoir créé un « sous-commissariat » non loin de sa ferme de Mitendi, mais également d’être à l’origine d’un centre d’entraînement qui avait pour objectif de former un commando. C’est un véritable casse-tête pour le président Félix Tshisekedi : nombreuses sont les voix qui se sont élevées pour dénoncer les conditions de détention de Beya. 

Pour les spécialistes du Congo, cette affaire est avant tout une « guerre de palais ». Or, l’affaire doit également mettre en exergue un autre pan de l’histoire de la RDC : l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Selon les enquêteurs de l’ANR, Beya n’a pas coopéré au moment du procès sur la mort de l’ex-président congolais. En 2003, une trentaine de personnes avaient été condamnées, parmi lesquelles l’ex-directeur de cabinet du patron des renseignements Georges Leta ou le conseiller spécial en matière de sécurité de Kabila, Constantin Nono Lutula. 

Selon le document de la Haute cour militaire, consulté par plusieurs médias, les co-accusés sont visés pour des faits s’étalant « de l’année 2020 au 4 février 2022 ». Tous sont accusés de complot. Comme François Beya, plusieurs hautes figures congolaises — le brigadier Tonton Twadi Sekele, le secrétaire particulier de Beya, Guy Vanda, ou encore le colonel David Cikapa — devront répondre aux accusations. 

Ce 3 juin, c’est tout un pays qui suivra une affaire très médiatisée, dont les contours restent flous. Le procès, qui démarre demain, devrait apporter des réponses à l’implication de Beya dans ce présumé complot contre Félix Tshisekedi. 

2. Le soutien de la Mauritanie envers le Mali !

La République sœur de la Mauritanie s’est engagée devant une délégation onusienne à sanctionner les ennemis de la paix au Mali. Elle prévoit, entre autres, l’interdiction de voyages et le gel des avoirs de toutes personnes ou entités menaçant la paix et le retour de la stabilité au Mali, conformément aux dispositions du conseil de sécurité. 

Pour veiller à l’application de la décision 2374/2017 du Conseil de sécurité des Nations Unies, relative à l’interdiction de voyages et le gel des avoirs des personnes ou entités menaçant la paix au Mali, une délégation onusienne s’est entretenue, lundi 30 mai 2022, avec le ministre mauritanien de la Défense, Hanena Ould Sidi. Lors de cette rencontre, les deux parties ont échangé entre autres sécuritaires sur les frontières avec le Mali, la situation des réfugiés sur le territoire mauritanien et l’activité des réseaux de trafic et du crime organisé. 

Concernant les mesures de sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies dans la décision 2374/2017, le ministre mauritanien en charge de la Défense, Hanena Ould Sidi, a réaffirmé, devant la délégation onusienne, la détermination de son pays à adopter des sanctions contre toutes les personnes qui menacent la paix et la stabilité au Mali, conformément à la volonté de la décision 2374/2017 du Conseil de sécurité. Cette disposition prévoit non seulement l’interdiction de voyages à toutes les personnes ou entités qui menacent la paix, mais aussi elle autorise le gel de leurs avoirs en dehors du sol malien. Une mesure forte qui contribuera sans nul doute à lutter efficacement contre l’insécurité dans tout l’espace sahélien. Le terrorisme n’ayant pas de frontière, beaucoup d’hommes armés se cachent très souvent dans un pays hors de leur cible pour commanditer ou mener des attaques. C’est dans ce cadre que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté ces dispositions pour réduire au mieux la marge de manœuvre des groupes armés terroristes. 
Les voisins du Mali doivent impérativement montrer leur soutien envers le peuple malien et son gouvernement, car le Mali est devenu le rempart contre l’impérialisme et ce pays montre qu’au plus les pays d’Afrique se soudent et au moins les Occidentaux ont de l’emprise sur l’Afrique. 

3. Mali : Bamako contre les USA !

L’affaire de l’aéronef avait contribué à crisper les relations déjà tendues entre le Mali, la France et alliés. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a effectué, entre août et septembre 2021, plusieurs déplacements aux États-Unis pour tenter de comprendre les raisons du blocage de cet appareil volant. Mais Bamako, depuis le mardi 31 mai 2022, a enfin accueilli le CASA C-295, selon un communiqué de l’Armée malienne. 

« L’avion de transport militaire FAMa, longtemps bloqué à l’usine en Espagne, vient enfin d’atterrir à l’aéroport international de Bamako-Sénou, le mardi 31 mai 2022 aux environs de 19h45mn », a fait savoir un communiqué de l’Armée qui promet plus de détails dans les jours à venir. 

Le CASA C-295 a été acheté par l’État du Mali sur fonds propres chez le constructeur européen Airbus et stationné en Espagne, car n’ayant pas reçu de transpondeur, un appareil de guidage dont la licence est américaine. Depuis, Washington a motivé son refus de délivrer l’objet de complément par un soupçon d’utilisation « d’enfants soldats » au sein des groupes armés pro-gouvernementaux et a exigé que le GATIA, groupe armé indexé, signe l’acte d’engagement de ne pas recourir aux enfants soldats. 

Dans une interview sur la question, le ministre Abdoulaye Diop a déclaré que « l’État malien n’est pas responsable des activités des groupes armés ». 

En attendant sa réception officielle, l’atterrissage de cet aéronef destiné à des fins civiles sur le tarmac de Bamako-sénou est perçu par bon nombre de personnes comme une victoire des autorités maliennes de Koulouba, car, le ministre Diop a souligné à maintes reprises, que derrière le blocage de cet appareil, il y avait une volonté étrangère d’empêcher les forces armées maliennes de s’équiper de façon adéquate. 

Suite au rapport fallacieux de la Minusma, les autorités de Bamako ont également répondu. 

Le Mali a nié les allégations d’un rapport de l’ONU selon lesquelles son armée nationale (Fama) aurait commis des violations des droits humains. 

Un rapport de la mission de l’ONU dans le pays, la Minusma, publié , a mis en évidence des violations flagrantes des droits de l’homme par l’armée malienne entre janvier et mars de cette année. 

Il a attribué à Fama une « augmentation exponentielle » des abus, y compris des exécutions sommaires et des disparitions forcées, dans son rapport trimestriel du 26 mai. 

Mercredi, le ministère des Affaires étrangères du Mali a publié une note de service offrant des réfutations détaillées à diverses parties du rapport de l’ONU. 

« Ces allégations sont très souvent fastidieuses, non recoupées, rapportées de manière non contradictoire et ne sont étayées par aucune preuve tangible », a-t-il déclaré. 

Le ministère a déclaré que les allégations visaient à « ternir l’image des [forces de défense et de sécurité] et à les discréditer auprès de la population et de la communauté internationale ». 

Le Mali est en désaccord avec les agences de défense des droits à cause des rapports croissants de prétendu abus commis par Fama et des soldats russes. 

Des centaines de civils auraient été tués dans les opérations anti-terroristes conjointes Fama-Russie qui ont débuté en décembre dernier. Alors que ce n’étaient pas des civils qui ont été tués, mais bien des terroristes. 

L’opération anti-terroriste des Fama continue. 

L’armée a annoncé avoir neutralisé 31 “terroristes” dont des responsables recherchés, notamment Abou Yahya Salahine, adjoint de l’émir de la Katibat, ainsi que le chef de base dans le secteur de Niaki, dans une frappe contre un camp terroriste située à 3 km à l’Ouest du village de Serma dans la commune de Boni région de Douentza. 

« Les FAMa ont réagi dans les actions aéroterrestres à une embuscade complexe sur l’axe Gossi – Gao cet après-midi avec un bilan provisoire de deux morts et 9 blessés côté FAMa, avec 2 véhicules détruits par des engins explosifs improvisés et du côté ennemis 7 terroristes neutralisés », a annoncé le colonel Mariam Sagara directrice adjointe de la Direction de l’information et de Relations Publiques de Armées. 

Et d’ajouter :« Sur la base de renseignements précis reçus, les forces aériennes FAMa ont mené, dans la matinée du 27 mai 2022 aux environs de 6 heures, une frappe contre une base terroriste située à 03 km à l’Ouest du village de Serma, commune de Boni, région de Douentza. Le bilan de cette frappe fait état de 31 terroristes neutralisés dont des responsables recherchés ». 

Colonel Mariam Sagara Directrice adjointe de l’Information et des relations publiques des armées a expliqué que « les terroristes dans de multiples actions désespérées ont ciblé les populations civiles comme suit : Massacre des chevaux des paysans dans le cercle de Djenné, abus et menaces constatés sur les populations à Youwarou et à Tara, restrictions des mouvements des moyens de transport sur le tronçon de Douentza-Boni, abus sur les forains dans la foire d’Isseye dans le cercle Mondoro ». 

Elle affirme, en outre, que « les priorités opérationnelles ont porté sur les actions de sécurisation des populations et de ravitaillements des emprises FAMa ». 

Ce sont donc les groupes armés qui s’attaquent aux civils et non l’armée malienne. Quoi qu’il en soit, et peu importe les rapports établis par l’ONU concernant des prétendues exécutions de civils par les FAMA, la population malienne ne croit plus en des instances étrangères, qui n’appliquent que la politique de deux poids deux mesures concernant les pays africains qui se soulèvent et qui font face à l’impérialisme. Personne n’est plus dupe.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV