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Drones, F-16, artillerie, Ankara vole au secours US

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Raid aérien turc contre un hôpital à Sinjar. (Illustration)

Qais al-Khazali, secrétaire général du mouvement Asaïb Ahl al-Haq en Irak, a réagi ce vendredi après-midi à la récente tentative de la Turquie de la violation de l’espace aérien irakien.

Le secrétaire général du mouvement Asaïb Ahl al-Haq a écrit sur son compte Twitter : « Le silence politique du gouvernement et des organisations non gouvernementales face aux agressions en cours, dont la dernière s'est produite lors de l'opération turque contre la ville de Sinjar, est honteux et étrange. »

Qais al-Khazali a ajouté que ce silence « encourageait le régime occupant turc à mener davantage d'agressions et de violations ; des agressions qui peuvent atteindre des niveaux dangereux si ce silence continue ».

Des sources irakiennes ont rapporté mardi que des avions de chasse turcs avaient ciblé un hôpital militaire spécial réservé aux forces de soutien de Sinjar. Selon elles, l'hôpital appartenait aux forces affiliées aux Hachd al-Chaabi. « Les avions de chasse turcs ciblent tous ceux qui veulent évacuer les civils de l'hôpital », avait déclaré une source alors que des sources irakiennes ont également signalé que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de l'attaque menée par des avions de chasse turcs.

La Turquie viole depuis longtemps l'intégrité territoriale du nord de l'Irak sous prétexte de lutter contre le PKK. Ce dernier, qui est en confrontation militaire avec le gouvernement d'Ankara depuis 35 ans, est considéré comme groupe terroriste par Ankara, les États-Unis et l'Union européenne. La Turquie affirme que les miliciens du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sont responsables de la mort de plus de 40 000 citoyens turcs, dont des femmes et des enfants.

À ce sujet, l'analyste irakien Ali al-Musawi a lui aussi souligné la nécessité de contrer les agissements turcs dans le nord de l'Irak, en regrettant que le gouvernement irakien n’ait pas réussi à contrer les attaques turques contre l'Irak.

« La Turquie s’est emparée de certaines terres irakiennes et les considère comme faisant partie de ses propriétés, mais le gouvernement [irakien] ne sait rien ». Al-Musawi a affirmé qu’Ankara cherchait à annexer le territoire irakien à la Turquie.

« Les bombardements successifs du territoire irakien et le déplacement des habitants sont dus au manque de réaction du gouvernement irakien,  si le gouvernement irakien réagit aux agressions d’Ankara, il pourra faire cesser ces attaques », a-t-il noté en ajoutant : « Il doit y avoir une réponse sérieuse aux attaques turques avant que le temps ne soit perdu. »

Selon l’analyste, une réponse appropriée doit être apportée avant que les résidents ne soient déplacés de leurs domiciles et qu'une nouvelle crise n’éclate.

Cela fait un certain temps que les forces terrestres et aériennes turques ont lancé une opération à Matina, dans le nord de l'Irak, sous prétexte de contrer le PKK. En plus de l'armée de terre, des avions de chasse F-16, des drones de reconnaissance et de combat, ainsi que des hélicoptères d'attaque soutiennent et bombardent cette zone.

Les responsables de Bagdad et les dirigeants politiques ont toutefois exprimé à plusieurs reprises leur mécontentement face à ces attaques. Certains dirigeants et partis politiques irakiens ont menacé la Turquie de représailles, si l'opération se poursuit ; Bagdad est allé jusqu’à menacer de porter plainte auprès des Nations unies et de diminuer ses liens avec la Turquie en cas de la poursuite des attaques.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV