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La Syrie a-t-il intercepté un F-35 Adir, pendant la bataille balistique de mai à Gaza?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les F-35 Adir interceptés depuis la Syrie pendant la bataille de mai à Gaza. (Capture d'écran)

Le 16 avril, à peine 4 jours avant qu’un missile Fateh-110 fabriqué dans des usines d’armement syrien régulièrement bombardé depuis 2013 par Israël ne s’abatte à 30 kilomètres du réacteur nucléaire de Dimona, traversant allègrement le bouclier antimissile multicouche d’Israël, Amikam Norkin, commandant en chef de l'armée de l'Air d’Israël s’offrait une « balade aérienne » sur le front Nord en compagnie de Gregory Guillot, chef de l'armée de l'air du CentCom. Il s’agissait surtout de tâter le terrain en vue d’une éventuelle campagne aérienne visant, sous labelle de « plus grande manœuvre militaire de toute l’histoire d’Israël », les « arsenaux balistiques de la Syrie et du Hezbollah ». Le chroniquer de guerre sioniste, Ben Caspit, rapportait à l’époque que Norkim avait emmené personnellement le Yankee à bord de son F-15 Egale pour lui « faire admirer » tout ceci :

« Le général Guillot a été immédiatement exposé aux capacités du renseignement israélien, à sa capacité à gérer chaque lancement de roquette palestinienne en temps réel, à savoir exactement où chacun atterrira et à synchroniser la réponse de toutes les unités d'interception anti-missile et radar et tout ceci depuis un seul centre nerveux unique. Survolant Israël à bord du chasseur tactique F-15, Guillot a été surpris par la très petite taille et la « taille » étroite d’Israël u pays - le centre d'Israël, qui mesure moins de 20 kilomètres (12 miles) de largeur (sans compter la Cisjordanie). Il a fallu quelques minutes à l'avion pour traverser tout l'État d'Israël d'est en ouest. »

Et le récit de cette balade aérienne très singulière d’ajouter : « La visite de Guillot reflète l'étendue de la coopération entre les différentes agences de défense et de renseignement israéliennes et américaines, qui a connu un âge d'or ces dernières années. En effet, Israël est le seul pays au monde autre que les États-Unis à avoir le prototype F-35 Stealth (Adir)…, le seul pays à avoir été autorisé (par les USA) à installer sa propre technologie développée sur l'avion de pointe, ce qui lui permettra de partager le système de commandement et de contrôle sophistiqué du F-35 avec des avions de combat plus anciens de la flotte israélienne, tels que le F-15 et le F -16… La coopération étendue avec les forces aériennes britanniques, italiennes, grecques, allemandes, émiraties et autres bat tous les records… bref, les deux principaux atouts de défense d'Israël - le contrôle absolu du ciel du Moyen-Orient et les informations apparemment inépuisables recueillies par sa communauté du renseignement - ont fait d'Israël un aimant pour la coopération internationale, la cour ardente et les exercices conjoints. »

Entre le 16 avril où Norkim a chanté au terme de cet entretien son cocorico et le 21 mai où ce même Norkim a adressé un appel de détresse au terme d’un rapport confidentiel à l’adresse de Netanyahu  pour que ce dernier aille arracher une trêve à la Résistance, quel qu’il en soit le prix, il n’a fallu qu’à peine un mois : mais que contenait ce rapport ? Des fuites disent :

 « Des surprises auxquelles les pilotes de Norkim se heurtaient de plein fouet sans qu’aucune composante de cette «  vaillante et inégalée communauté de renseignement » sioniste n’en ait jamais parlé auparavant, des surprise genre : l’existence des dispositifs particulièrement fort de surpression et de brouillage électronique qui perturbent non seulement les radars déjà saturés sous les coups des roquettes des batteries de Dôme de fer mais encore le C2 des avions F-16, F-15 Eagel israéliens. Les pilotes auraient même reconnu ne pas comprendre d’où venaient ses « satanés ondes » mais dit être sûr qu’ils « ne sont pas d’origine russe ». La méga tour médiatique de Gaza a été frappé d’ailleurs puisque l’entité totalement prise de court, a cru un moment sans doute que l’AP et Al Jazeera envoyaient des ondes de suppressions contre Israël !  

Autre surprise : « la constance de feu balistique de Gaza qui s’amplifiait à mesure que la campagne aérienne israélienne gagnait en ampleur, comme si les bombes CBU et JDAM américains que coûtent la peau de la f… à notre allié, tombaient dans le vide et pourtant « nos pilotes » frappaient juste là où «  la communauté de renseignement » avait localisé «  le Metro de Gaza » …Même ceux des « commandants du Hamas ou du Jihad islamique » que nous avons tués, ne se trouvaient près des unités balistique puisque vers la fin de la guerre, les missiles les plus puissants d’une portée de 300 kilomètres étaient tirées ».

Mais la surprise la plus colossale qu’aient connue les pilotes-bouchers de Norkim aura été celle que ce dernier vient de confier à la chaine 12 visiblement sans comprendre à quel point cet « aveu » est fatidique. L’observateur averti, lui, le mettrait sur le compte d’un lapsus révélateur, lié à l’état de panique, de subi par une entité qui vient de comprendre avoir perdu le « contrôle du ciel du Moyen Orient » et pour qui le mythe  F-35 Sleath = « caution de vie » s’effondre soudain : « Ils ( la Résistance palestinienne, NDLR) ont même essayé de tirer un missile sur l’un de nos chasseurs pour le détruire pendant l’opération de l’Epée de Qods ».

Norkim n’ose pas se l’avouer mais les renseignements russes qui eux, sont bien plus alerts que les  israéliens, et  qui ont suivi, souffle retenu, les 11 jours de bataille de Gaza, l’ont déjà fait à sa place : le 20 mai, un missile sol-air palestinien de type inconnu a failli atteindre un F-35 Sleath israélien. Le missile aurait réussi à verrouiller sur l’appareil dit furtif …et le pilot a seulement réussi à l’éviter… ». Et depuis cette date la communauté du renseignement sioniste, ultra-performante, se demande d’où le missile intercepteur pourrait avoir été tiré. «  l’engin ne pourrait avoir été qu’un missile intercepteur de type iranien planté en Syrie… Il s’agit d’un scénario qui aurait été testé le 21 avril quand un missile intercepteur syrien a visé un avion F-35 alors qu’il gagnait sa base d’attache à Nevatim au Néguev, soit au sud de Dimona. Par crainte des répercussions de cet «fatal » incident, la version médiatique sioniste a reconstruit un abracadabrant récit comme quoi un missile S-200 syrien, dont la portée ne va guère au-delà de 150 km aurait pourchassé l’avion. Personne n’y a cru et le mensonge a servi à assommer l’armée de l’air d’Israël. »

En effet, c’est cette méga surprise que le commandant en chef de l’armée de l’air sioniste reconnaît ce 9 juin sur la chaîne 12 quand il dit : « Les aéroports militaires israéliens sont à la portée des missiles du Hamas. »

Le 20 mai, en effet six principales bases aériennes israéliennes, Hetzarim, Hatzor, Palmachim, Tel Nof, Nevatim ont été prises pour cible des missiles « palestiniens », mais aucun rapport n’identifie la nature de ces missiles. Tout porte à croire qu’il se serait agi d’engins lancés depuis des batteries de DCA plantées à proximité d’Israël, peut-être quelques part en Syrie, batteries qui se sont servies comme feu de suppression de ces 4700 missiles et roquettes ingénieux de Gaza. Était-ce des Bavar 373 que la Syrie a implantée depuis un an sur son territoire, et que le tout raid Israël-OTAN  du 8 juin a échoué encore à détruire ?

Une chose est sûr : comme l’a dit, ce 9 juin,  le numéro 2 de la Force Qods, le général Falahzadeh, « l’armée israélienne est bien loin d’être au bout de sa surprise ». Un manuel intitulé « guerre au Golan » vient de paraître sur les sites pro Résistance qui dit a peu près ceci :

« Le Golan est bien loin d’être cette contrée idyllique, aux milles fleuves et jardins de fruit : la culture n’y est qu’un prétexte pour couvrir la portée militaire du Golan. C’est une région située respectivement à 50, à 60, à  85 et à 110 kilomètres des palais présidentiels de Syrie, de Liban, de Jordanien et de Beit Aghion, soit le bureau du Premier ministre sioniste. Ce sont des distances qui en termes balistiques font du Golan une base militaire grandeur nature d’où sont tirés des missiles de courte portée. C’est la tentative israélienne de se donner une profondeur stratégique en s’accaparant de capacité de frapper ses quatre voisins… Du 11 à 21 mai, c’est cette capacité qui a été royalement remise en cause… et ce, via ces missiles ayant visé les bases aériennes d’Israël ou mieux les avions sionistes dans le ciel d’Israël. » La prochaine surprise viendra-t-elle du Golan ?

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SOURCE: FRENCH PRESS TV