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Nouvelle base US à Deir ez-Zor, la DCA intégrée syro-russe en danger ?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La publication ce jeudi 14 mai des images des S-300 syriens en position de combat./Avia.pro

Un énième convoi militaire US immatriculé dans la région du Kurdistan irakien est entré, mercredi 13 mai, dans la ville syrienne de Qamichli située dans la province de Hassaké, via le poste frontière d'al-Waleed, une province où la Russie possède une importante base aérienne et où l'OTAN, via la Turquie fait tout pour l'en déposséder. Sur sa route vers Deir ez-Zor, le convoi s'est dirigé vers les champs pétroliers d'al Omar avant de s'orienter vers le nord de Deir ez-Zor où l'Amérique travaille à la construction d'une base. Mais pourquoi cette nouvelle base, alors que les Etats-Unis en ont une à al-Tanf? 

Toujours est-il que le convoi composé d’une quarantaine de camions couverts transportait des matériaux de construction, du matériel logistique et d’autres équipements impossibles à identifier. Le nombre de camions s’estimait à une quarantaine. Les camions sont pour certains entrés dans les zones où opèrent des Forces démocratiques syrienne (FDS) tandis que d’autres, la plupart, se sont dirigés vers la nouvelle base US située à Hassaké et dans les banlieues nord et est de Deir ez-Zor.

Les troupes américaines continuent à raffermir leur position à l'est de l'Euphrate : « Des bases américaines de la région sont régulièrement ravitaillées du matériel militaire et logistique. Des dizaines de camions transportant aussi bien des militaires américains que du matériel militaire et logistique, des armes et des munitions, ont pénétré dans la région ces derniers jours. Les troupes américaines effectuent également et de plus en plus des missions de patrouille sur l'autoroute internationale Alep-Hassaké, constate Jaafar Qanadbashi, expert iranien des affaires de l’Asie de l’Ouest.

« Les Américains prétextent les puits de pétrole de Deir ez-Zor. Or on sait qu'il s'agit des réserves bien plus limitées que ce que prétendent les Américains. Si ils sont en quête de s'offrir une base, c'est tout simplement pour faire tirer du néant Daech comme ils sont en train de le faire en Irak où le projet est déjà un échec total, a dit l'expert. 

«  Trump a essentiellement une vision passéiste du commerce. Économiquement parlant, Trump estime que la prolongation de la présence US en Syrie ne va pas dans l’intérêt de son pays. Il est effrayé à l'idée de ces 7 trillions de dollars dépensés au Moyen-Orient. Mais tout comme ses prédécesseurs, il est en plein deal avec Israël. Le régime de Tel-Aviv s'est heurté de plein fouet à la bulle de DCA syrienne au nord, nord-est et au centre de la Syrie. L'idée d'une seconde base après al-Tanf placé sous protection US et qui ferait fuir la Russie, ne le quitte pas. Surtout qu'au nord, la Turquie remplit parfaitement sa fonction d'acolyte de l'axe US/OTAN en maintenant au point zéro toute action militaire russe.».

 « La pression du régime sioniste et les dollars des pays réactionnaires de la région ont forcé les États-Unis à rester en Syrie. Le récent déplacement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington et le ravitaillement des bases US en Syrie viennent d’étayer cette affirmation. Les Américains se sont réinstallés en Syrie. Ils ont concédé certaines zones où opéraient les Kurdes à la Turquie et fermé leurs bases militaires les plus vulnérables. A l'heure qu'il est, les États-Unis garnissent leurs bases stratégiques en Syrie pour ranimer Daech tout en ayant les yeux tournés vers l'Irak. Pour eux, la résurgence de Daech en Syrie est une garantie d'instabilité de l'Iran et donc une garantie de survie en Irak et au Levant. D'où ces incessants déplacements des troupes américaines entre la Syrie et l’Irak. La stratégie des États-Unis est de rester dans la région tout en réduisant  leur vulnérabilité. Il est peut-être grand temps que la Russie sorte de son immobilisme et active ses S-300. Cela fera sans doute changer d'avis Israéliens et Américains».

Selon Al Masdar News, les images satellites sont apparues ce jeudi pour la première fois en six mois mettant en scène les S-300 syriens, en position de combat et prêts à repousser immédiatement les frappes aériennes dans leur rayon de destruction. La Russie a-t-elle décidé d'activer ses S-300? 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV