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Quelque chose ne va plus dans le camp USA/Israël

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Donald Trump cherche un prétexte pour maintenir ses forces dans la région. ©AFP

Maintenant que le principal corps du terrorisme a été brisé, les prétextes pour la présence américaine dans la région ont disparu et les pays musulmans se sont une nouvelle fois rendu compte de la priorité du monde musulman, qui est la cause palestinienne.

Depuis plus d’un an, le régime israélien en faisant volte-face a mis à son ordre du jour des attaques contre les bases en Syrie et n’hésite même pas à faire des victimes.

La plupart de ces attaques sont perpétrées sous prétexte de cibler des bases abritant des conseillers militaires iraniens ou de frapper les forces opérant, selon les autorités israéliennes, sous le commandement de la République islamique.

Récemment, contrairement au passé, après avoir perpétré des agressions, le ministre de la Guerre de ce régime, lors d’une conférence de presse, tout en reconnaissant la responsabilité de cette agression, a souligné la nécessité du retrait des conseillers militaires iraniens, officiellement invités par le gouvernement légitime syrien.

Dans le même temps, l’administration américaine a intensifié son soutien aux attaques du régime israélien sur le territoire syrien et les a en quelque sorte approuvées.

Ces dernières années, le régime israélien s’est préoccupé de la disparition des mouvements terroristes par procuration contre le gouvernement et le peuple syriens et de la vague de terrorisme dans la région plutôt que de la montée en puissance de Daech et des autres groupes terroristes.

Le terrorisme a toujours préoccupé les pays de la région. C’est une force par procuration qui garantit la sécurité d’Israël.

Maintenant que le corps principal du terrorisme est brisé en Irak et en Syrie et que des structures militaires populaires efficaces ont été créées dans les pays qui sont en première ligne de la Résistance, les États-Unis n’ont désormais aucun prétexte pour justifier leur présence dans la région.

Les pays musulmans et le mouvement de la Résistance ont retrouvé leur pouvoir et s’accordent une fois de plus pour dire que la première priorité du monde musulman est la cause palestinienne. 

Washington et Tel-Aviv ont lancé une nouvelle campagne pour attiser le feu du terrorisme dans la région et nuire aux principaux foyers de lutte contre ce courant mercenaire.

Pendant ce temps, le projet de loi demandant au gouvernement d’expulser les troupes étrangères d’Irak, qui a été approuvé par le Parlement irakien immédiatement après la mort en martyr du général Qassem Soleimani et Abu Mahdi al-Mohandes, a intensifié les inquiétudes des États-Unis dont l’armée a multiplié les agissements.

Les États-Unis sont bien conscients qu’ils ne peuvent pas ignorer facilement la pression des groupes de la Résistance en Irak qui sont opposés à leur présence illégale en Irak. Ils cherchent à défier le Parlement irakien en réorganisant les terroristes pour semer l’insécurité en Syrie et en Irak.

Ce qui est certain, c’est que durant ces dernières années, les États-Unis n’ont jamais mené une véritable lutte contre Daech d’autant plus qu’ils le géraient pour assurer leurs intérêts. Par conséquent, étant donné les récentes évolutions, il est bien clair que Washington tente d’atteindre au moins deux de ses objectifs en réanimant en partie le terrorisme dans la région : premièrement, maintenir éveillée la menace du terrorisme en Asie de l’Ouest et en Asie du Sud-Est et maintenir ses forces dans la région aux dépens des pays arabes sous prétexte de juguler l’influence iranienne, de contrer l’influence grandissante de la Russie en Asie de l’Ouest et de soutenir le régime israélien ; deuxièmement, poursuivre la politique de « pression maximale », assaisonnée de durcissement de sanctions, en agrandissant la menace de l’Iran dans les domaines nucléaire, balistique et des armes. Cette approche aura au moins trois interlocuteurs principaux :

- Le régime israélien, dont Trump continue de soutenir les objectifs expansionnistes et de sécuriser ses frontières, en vue d’obtenir le soutien du lobby sioniste lors des élections de 2020.

- Les pays arabes de la région que les États-Unis continueront de soutenir en échange de plus en plus de dollars pétroliers.

- L’opinion publique américaine à la veille de la prochaine élection présidentielle, qui devrait être détournée des échecs actuels de la politique étrangère de Trump vers les nouveaux acquis de ce dernier dans la région.

En conséquence, on doit s’attendre à ce que les attaques directes du régime sioniste contre la Syrie (qui, selon le ministre de la Défense du régime, se poursuivront jusqu’au retrait complet de l’Iran de la Syrie), la réorganisation de Daech et de Tahrir al-Cham en Irak et en Syrie et les pressions politiques et économiques accrues sur l’Iran se poursuivent.

En plus de ce qui précède, les États-Unis continueront de poursuivre la voie de l’affaiblissement du mouvement antiterroriste en augmentant le coût de la coopération entre les pays du Front de la Résistance.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV