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L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
1. Le Burkina pense à expulser Barkhane ?
43 Burkinabè encore tués sur les frontières avec le Mali alors que Barkhane s’en moque pour ne pas dire qu’elle en est l’auteure... Quelques jours après l’annonce de l’extradition de l’ex-président putschiste au Burkina, cette nouvelle tuerie fait craindre un jeu de l’ombre qui se jouerait en arrière-cour. Mais que faire face à ces tueries successives qui sont commises avec la complicité de la force d’occupation ? Tout sauf se fier aux puissances occidentales. En Côte d’Ivoire, on a vu où cette confiance a mené le président Ouattara qui n’a pas été permis à se porter candidat pour un nouveau mandat par la France. Il est grand temps que les armées africaines se retrouvent.
Une délégation des Forces armées du Burkina Faso conduite par le général de brigade, Moïse Miningou, chef d’état-major général des armées, séjourne en Côte d’Ivoire depuis le 2 mars. Le général de corps d’armée, Lassina Doumbia, chef d’état-major des forces armées ivoiriennes et son homologue ont, au cours d’une séance de travail, réfléchi sur des actions militaires concrètes au nombre desquelles la sécurisation de leur frontière commune.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la validation de concepts d’opérations militaires conjointes tels que contenus dans le traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
À son arrivée au camp Gallieni, le général de brigade Moïse Miningou a reçu les honneurs militaires d’une compagnie des Forces armées de Côte d’Ivoire, avant de mettre le cap sur la salle d’honneur pour une séance de travail avec son homologue ivoirien.
De façon générale, les travaux ont porté sur la coopération militaire entre les deux pays ; surtout que depuis peu, la situation de l’espace sous régional est marquée par une instabilité persistante au Mali et au Nigeria dans le bassin du lac Tchad, avec des répercussions sur les pays riverains de la bande sahélo-saharienne.
Dans leurs échanges, le général de corps d’Armée, Lassina Doumbia, chef d’état-major général des forces armées ivoiriennes et le général de brigade, Moïse Miningou du Burkina Faso ont passé en revue bien des aspects spécifiques qui devraient garantir l’excellence de cette initiative.
La question de la sécurité transfrontalière, au centre de cette réunion, a vu le collège des opérationnels burkinabè et ivoiriens s’entretenir deux heures durant sur la situation qui prévaut aux portes sud du Burkina Faso. Les crimes organisés tels que les trafics de drogue et humains, la circulation d’armes légères, l’orpaillage clandestin, le blanchiment d’argent et la contrebande ont été passés au crible.
Un cadre d’échanges qui a permis au général burkinabè d’exprimer son satisfecit sur la qualité de la coopération qui devra être axée autour d’actions militaires concrètes entre les deux Armées.
Au cours de son séjour ivoirien, le chef d’état-major burkinabè a été reçu respectivement, en audience, par Hamed Bakayoko, ministre d’État, ministre de la Défense, et Alassane Ouattara, président de la République.
La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso s’engagent ainsi à implémenter des actions et solutions communes à la problématique des nouvelles menaces sécuritaires. Il faut noter que cette réunion opérationnelle conjointe entre les forces armées ivoiriennes et burkinabè vient consolider la cohésion sous-régionale. Récemment, soient les 12 et 13 février derniers, les deux armées s’étaient retrouvées à Ouagadougou en vue de convenir d’actions conjointes.
Actions qui résultent de l’initiative des deux chefs d’État contenue dans le traité d’amitié et de coopération (Tac) entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, soutenue par l’initiative d’Accra.
2.Blaise Compaoré en route pour le Burkina, une concession ?
Selon les médias occidentaux, le gouvernement français a autorisé l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso, où ce frère de l’ancien président est mis en cause dans l’enquête sur l’assassinat en 1998 d’un journaliste. Qu’est-ce qui pousse le gouvernement français à prendre cette décision ? N’est-ce pas une démarche dans le droit fil de donner une concession au président burkinabè afin de pouvoir obtenir quelque chose en retour ? Luc Michel géopoliticien nous en dit plus.
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