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Face aux USA, le Liban ne lâche pas le Hezbollah

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les combattants de la Résistance plantent les drapeaux du Liban et du Hezbollah sur les sommets des collines, situées à la frontières syro-libanaise. (Photo d'archives)

En visite à Beyrouth, le secrétaire d’État américain a discuté du Hezbollah avec les responsables libanais, mais sa conférence de presse avec l’homologue libanais trahit l’échec de sa mission anti-Résistance.

Après Israël et le Koweït, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo s’est rendu à Beyrouth, capitale libanaise, pour parler de la décision de Londres de placer le Hezbollah sur la liste des groupes terroristes. Mais il a reçu une réponse sans ambages lors d’une conférence de presse avec son homologue libanais. Mike Pompeo est arrivé à Beyrouth peu après la publication d’un tweet de Donald Trump faisant part de la décision du président américain de reconnaître la souveraineté d’Israël sur les hauteurs du Golan.

Connu pour ses tendances anti-iraniennes et plus largement anti-Résistance, le quotidien koweïtien al-Jarida s’est appuyé sur des « sources politiques » pour indiquer que le déplacement de Pompeo au Liban aurait pour objectif de « contrer l’influence iranienne au Moyen-Orient ». « Beyrouth ne pourra pas se tenir, à jamais, à l’écart de ce front. Il sera finalement obligé de s’y rejoindre. Il sera donc contraint de désarmer le Hezbollah, de le transformer en un parti politique neutre tout comme les autres et de le retirer des champs de bataille », indique al-Jarida.   

Les spéculations sur le déplacement du secrétaire d’État américain à Beyrouth se sont multipliées jusqu’à ce que les autorités libanaises aient été obligées de tracer leur ligne rouge à Mike Pompeo.

Dans la foulée, le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil a déclaré, lors d’un point de presse à l’issue de sa rencontre avec M. Pompeo, que « nous avons parlé du Hezbollah et nous sommes engagés à l’unité nationale ».

« Nous tenons à entretenir des relations avec les autres parties et nous voulons travailler ensemble, mais je dois souligner que nous ne nous ingérons pas dans les affaires d’autrui et que nous ne permettrons à personne de s’ingérer dans les nôtres », a précisé Gebran Bassil.

Le chef de la diplomatie libanaise est allé plus loin pour réclamer la fin des agressions d’Israël contre le sud du Liban.

« Il relève du droit naturel du Liban de se défendre. Le Liban se réserve le droit de se protéger face à tout agresseur », a-t-il martelé.  

De son côté, le président du Parlement libanais Nabih Berry a déclaré, lors d’un entretien avec le secrétaire d’État américain, que le Hezbollah était un parti politique ayant sa place au sein du Parlement et du gouvernement du Liban. « La résistance, dont font preuve le Hezbollah et les Libanais, vise l’occupation israélienne », a-t-il ajouté.

Les deux hommes ont également discuté des litiges liés à la frontière maritime entre le Liban et Israël et des sanctions touchant le Hezbollah et leurs répercussions négatives sur le peuple libanais.

Nabih Berry a ensuite expliqué que les lois, adoptées par le Parlement libanais, étaient en parfaite conformité avec les lois internationales et qu’elles assureraient une entière transparence au niveau financier.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV