Dans le sens des tentatives des Émirats arabes unis pour redorer le blason de l’Arabie saoudite auprès du Premier ministre libanais, Saad Hariri, le ministre émirati du Renseignement s’est rendu à Beyrouth.
Selon le quotidien libanais, Al-Akhbar le ministre émirati du Renseignement a effectué une visite secrète il y a un mois à Beyrouth où il s’est entretenu pendant plusieurs heures avec Saad Hariri et d’autres responsables de haut rang du pays du Cèdre, dont le ministre libanais de l’Intérieur, Nouhad Machnouk.
« Les Émirats arabes unis sont en train de tenter de rectifier le tir après les problèmes survenus entre Riyad et Saad Hariri, qui avait été assigné à résidence en Arabie saoudite il y a quatre mois et avait été contraint de présenter le 4 novembre 2017 sa démission depuis un hôtel de Riyad, ce qui a laissé un mauvais souvenir aux Libanais, et notamment à la communauté sunnite », précise le journal.
En allusion à l’invitation du Premier ministre libanais à Riyad lancée par l’émissaire saoudien Nizar Alaoula, Al-Akhbar a souligné qu’il existait de nombreuses raisons ayant conduit le régime saoudien à tendre la main à Saad Hariri, y compris les pressions américano-européennes et la médiation émiratie visant à dissiper les malentendus entre les deux capitales.
Le chef du cabinet libanais a été reçu le mercredi 28 février à Riyad par le roi Salmane et devait aussi rencontrer son fils, le prince héritier Mohammed Ben Salmane, qui l’avait contraint à présenter sa démission en automne dernier.
Saad Hariri s’est déplacé à Riyad alors qu’il avait été obligé de démissionner lors de sa dernière visite en Arabie saoudite. Les mauvaises langues disent qu’au moment où il annonçait sa démission, Mohammed ben Salmane était présent à ses côtés.
Les dernières informations révèlent que Hariri a payé une somme colossale de 7 milliards de dollars à Riyad, pour s’acquitter de toutes les dettes contractées par ses sociétés en Arabie saoudite, à la tête desquelles Saudi Oger. En échange, il a obtenu l’abandon des poursuites judiciaires qu’avaient lancées des banques saoudiennes.