Washington accuse le gouvernement syrien d’avoir mené des bombardements à l’arme chimique et n’exclut pas de recourir à des frappes dans le pays si d'autres attaques semblables venaient à avoir lieu.
Un responsable de l’administration américaine a déclaré, jeudi 1er février, sous le couvert de l’anonymat, que les États-Unis n’excluaient pas de procéder à des attaques contre la Syrie afin d’empêcher le gouvernement syrien de mener des attaques à l’arme chimique. Un autre responsable américain a affirmé que l’usage de la force militaire contre le gouvernement syrien était toujours étudié. Il a accusé le gouvernement syrien d’avoir eu recours à des armes chimiques d’une manière limitée, disant que ces attaques faisaient preuve de la « capacité de production continue » des substances chimiques.
En avril 2017, l’administration Trump a ordonné une attaque au missile contre la base militaire d’al-Chaayrate, sous prétexte de l’usage par Damas d'armes chimiques dans la ville de Khan Cheikhoun.
Cela alors que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a officiellement annoncé, en janvier 2016, le démantèlement de l’arsenal chimique du gouvernement syrien, dans le cadre d’un accord, conclu entre Washington et Moscou.