Des dizaines de milliers de faux comptes sont actifs sur les réseaux sociaux. Mission ? Lancer une campagne d’intoxication contre l’axe de la Résistance…
Le site d’information libanais Al Manar a fait paraître, ce 1er septembre, un article au sujet du tapage anti-Résistance, véhiculé sur les réseaux sociaux par l’Arabie saoudite et les États-Unis.
« Les victoires remarquables que vient d’enregistrer l’axe de la Résistance sur plusieurs fronts, dont le plus récent est l’expulsion des terroristes de Daech des hauteurs frontaliers entre le Liban et la Syrie, ont poussé ses ennemis à lancer une vaste campagne d’intoxication, destinée à éclabousser ces acquis, une campagne dont la réalisation et la propagation sont assumées par les réseaux sociaux. Pendant sa récente visite en Arabie saoudite, le président des États-Unis Donald Trump a pris part à la cérémonie d’inauguration du Centre global pour combattre l’extrémisme à Riyad. Une fois que les missions de cette organisation sont passées à la loupe, on y constate un lien très étroit entre certaines missions, définies par le cadre de cette organisation saoudienne et des organisations similaires aux États-Unis et en Israël, et la campagne d’intoxication en cours contre le Hezbollah et son secrétaire général Seyyed Hassan Nasrallah. L’Arabie saoudite a placé le Hezbollah libanais et les groupes et institutions affiliés sur la liste des groupes terroristes. Cela signifie que le Hezbollah et son chef doivent être traités en tant que terroristes, selon les critères du régime saoudien. C’est bien par ce point de vue qu’est justifiée la campagne anti-Résistance qui prend de l’ampleur sur les réseaux sociaux ; le Hezbollah et Seyyed Hassan Nasrallah sont les principales cibles du Centre global pour combattre l’extrémisme et plusieurs experts politiques, analystes et journalistes, rémunérés par les États-Unis, sont impliqués dans ce jeu de propagande. Là, il existe un point à mentionner : les Saoudiens n’utilisent pas leurs sites web officiels pour mener cette campagne, mais les sites et les pages à l’apparence irakienne. Pire encore, ils créent des pages, apparemment appartenant aux Libanais, en vue de donner naissance à des polémiques et différends entre les différents groupes de la Résistance afin d’instaurer une division.
En réalité, les Saoudiens, les Américains et les Israéliens cherchent à atteindre les objectifs qu’ils n’ont pas pu réaliser à travers leur soutien aux groupes terroristes tel que Daech et cela en faisant appel à des centres et des organisations qu’ils financent et soutiennent. Le Centre global pour combattre l’extrémisme a été en effet mis sur pied par l’Arabie saoudite après que celle-ci et ses alliés ont échoué dans leur projet de semer la discorde parmi les chiites et les sunnites.
Ayant à leur disposition les équipements techniques et informatiques les plus sophistiqués, les Saoudiens et les Américains sont bien capables de créer une avalanche de comptes factices sur Facebook et Twitter et de publier des postes et des messages qui ont été déjà élaborés par les analystes et les psychologues sachant bien comment jouer avec les sentiments nationaux et raciaux des gens ainsi qu’avec leurs tendances politiques. Mais ce ne sont pas seulement des postes qui ont été déjà préparés, idem pour les commentaires et les réactions ayant pour objectif de faire croire aux internautes que ce courant anti-Résistance serait devenu une tendance. Cette vague de propagande est tellement puissante qu’elle emporte même les politiciens ».
Al Manar conclut : « La guerre douce, déclenchée récemment contre la Résistance, s’avère plus importante qu’un conflit militaire. Chaque membre de ce front devra donc se considérer comme un soldat, combattant sur cet espace virtuel pour finalement faire capoter ce projet ».