Un pétrolier en infraction a pris feu après avoir heurté des mines navales alors qu’il naviguait, au mépris des avertissements qui lui avaient été adressés, dans une zone interdite et dangereuse à l’est du détroit d’Ormuz, a fait savoir la marine de la République islamique d’Iran dans un communiqué, publié ce samedi 31 octobre.
« Malgré les allégations mensongères du président américain, la politique de la République islamique d’Iran en matière de gestion du détroit d’Ormuz demeure inchangée », lit-on dans le même communiqué dans lequel la marine iranienne rappelle que tous les navires, en particulier les pétroliers et les navires commerciaux, sont tenus de respecter pleinement les avertissements et les restrictions maritimes.
Les navires doivent également s’abstenir de pénétrer dans les zones dangereuses et ne pas désactiver leurs systèmes d’identification et de suivi, a conclu la marine iranienne.
Ce communiqué a été rendu public au lendemain de l’annonce faite par la marine iranienne, selon laquelle ses forces ont frappé et détruit un navire télécommandé alors qu’il opérait à l’est du détroit d’Ormuz.
Depuis le début de la guerre d’agression américano-israélienne contre l’Iran, déclenchée le 28 février, Téhéran a instauré des règles strictes pour la navigation dans le détroit, exigeant de tous les navires qu’ils se coordonnent avec les autorités navales iraniennes et obtiennent leur autorisation avant tout transit.
L’Iran exerce un contrôle total sur le détroit d’Ormuz, dont la sécurité est assurée conjointement par la marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et la marine iranienne.
Les navires qui tentent d’échapper à la détection en désactivant leurs systèmes d’identification ou qui empruntent des itinéraires non autorisés s’exposent aux mesures défensives mises en place par République islamique d’Iran pour protéger ses droits souverains et garantir la sécurité du golfe Persique.
Dans son rapport hebdomadaire publié, vendredi, l’organisme britannique de surveillance du commerce maritime (UKMTO) a indiqué que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste inférieur d’environ 70 % à son niveau d’avant-guerre, avec 277 mouvements de navires ont été recensés au cours des sept jours précédant le 28 octobre.