Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé la France de soutenir des groupes armés au Sahel et affirmé que des militaires ukrainiens participaient à des opérations contre les États de la région.
« Nous ne parlons plus d’attaques terroristes individuelles, mais d’un terrorisme d’État contre les pays du Sahel », a-t-il déclaré ce lundi 17 août lors d’une conférence de presse organisée à l’issue d’un entretien avec son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa.
Selon Sergueï Lavrov, des informations font état de l’implication de militaires ukrainiens, et non de simples mercenaires, aux côtés de groupes armés dont les opérations seraient organisées et financées depuis l’étranger. Cependant, il n’a fourni aucun autre détail.
En outre, le chef de la diplomatie russe a accusé la France de travailler directement avec des groupes armés, de les financer, de les équiper et de leur donner des instructions. Il a affirmé que les menaces terroristes en Afrique sont planifiées par des pays qui ne peuvent accepter la perte de leur influence coloniale sur le continent, citant notamment la France.
Dans ce droit fil, M. Lavrov a estimé que les pays du Sahel ont décidé de rompre complètement leurs relations avec leurs anciens partenaires coloniaux et poursuivaient cette politique, ce qui pousse ces derniers à tenter de déstabiliser ces États africains.
Ailleurs dans ses propos, Sergueï Lavrov a défendu la présence de l’Africa Corps russe sur le continent, affirmant que ses unités intervenaient à la demande officielle des gouvernements légitimes concernés et sur une base légale.
Il a ajouté que ces forces remplissaient les missions qui leur étaient confiées par les gouvernements en place, notamment pour repousser les attaques terroristes, y compris celles derrière lesquelles se trouve la France.
Les remarques du chef de la diplomatie russe ont été formulées dans un contexte de rapprochement militaire entre Moscou et les pays de l’Alliance des États du Sahel.
En juillet 2026, la Russie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont annoncé un renforcement de leur coopération, notamment par l’intermédiaire de l’Africa Corps.