La République islamique d’Iran n’a jamais violé le droit international et elle s’est constamment efforcée de maintenir et de renforcer de bonnes relations avec ses pays voisins, a affirmé ce mercredi 12 août le président iranien Massoud Pezeshkian, lors d’une conversation téléphonique avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi.
« L’Iran n’a jamais cherché à provoquer des troubles dans la région. Les États-Unis et le régime sioniste ont perturbé la paix et la stabilité régionales en attaquant l’Iran, en assassinant le Leader de la Révolution islamique, [l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei], en tuant de nombreux civils, notamment des élèves de [l’école primaire Shajareh Tayyebeh de] Minab, et en détruisant des infrastructures civiles », a dénoncé M. Pezeshkian.
Il a exprimé l’espoir que les efforts diplomatiques déployés par le Japon en faveur de la paix et de la stabilité dans la région portent leurs fruits et contribuent à empêcher de nouveaux crimes ainsi que toute extension de la guerre par les agresseurs.
De son côté, Mme Takaichi a réaffirmé le soutien de Tokyo aux efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre, soulignant qu’une cessation des hostilités servira les intérêts à long terme de l’Iran et de la région.
La Première ministre japonaise s’est également félicitée des progrès réalisés dans les discussions entre l’Iran et Oman au sujet du détroit d’Ormuz, exprimant l’espoir que ces négociations permettent la réouverture de cette voie maritime stratégique dans les meilleurs délais.
En outre, elle a appelé M. Pezeshkian à mettre à profit le rôle régional de l’Iran afin de contribuer à prévenir une nouvelle escalade dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Les deux parties ont réaffirmé leur détermination à poursuivre le dialogue et à renforcer les liens de longue date entre l’Iran et le Japon.
Cet entretien téléphonique intervient alors que les tensions restent vives entre l’Iran et les États-Unis. La récente guerre d’agression israélo-américaine contre l’Iran, déclenchée le 28 février, a conduit Téhéran à lancer quotidiennement des frappes de missiles et de drones contre des positions américaines et israéliennes dans la région, avant que les deux parties ne signent le mémorandum d’entente d’Islamabad le 17 juin.
Cependant, la reprise des frappes américaines au cours de ces dernières semaines, ainsi que d’autres violations du mémorandum, ont une nouvelle fois entraîné une riposte militaire iranienne et la fermeture du détroit d’Ormuz.