Dans son premier message adressé à la nation iranienne, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, a souligné lundi qu'il n'était pas question de reddition ou de recul et que le peuple devait préserver son unité nationale.
Le champ de bataille, le front diplomatique et le peuple qui a envahi les rues avec une résistance inébranlable ont laissé l'ennemi impuissant et prouvé qu'il n'y aura pas de reddition, peut-on lire dans ce message.
« Aujourd’hui plus que jamais, le pays a besoin d’unité et de cohésion afin que les Américains et les sionistes soient également déçus sur ce point. »
Il a en outre insisté auprès des responsables pour qu'ils s'abstiennent de tout propos ou action susceptible de diviser, afin d'aider le peuple et le pays à préserver leur unité nationale.
Il a également souligné que « l'unité et la cohésion constituent un autre front dans cette lutte. Un effort collectif pour éviter toute parole ou action susceptible de diviser conduira, si Dieu le veut, l'Iran bien-aimé à la victoire finale. »
Lundi toujours, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï a affirmé que les pourparlers indirects avec les États-Unis sont axés sur la fin de l’agression sur tous les fronts.
Interrogé sur la possibilité d’une nouvelle agression visant le pays, le porte-parole a déclaré que l’Iran n’excluait aucune option pour se défendre.
Il a averti que les forces armées iraniennes répondraient « avec une plus grande intensité » à toute future attaque ou erreur de leurs adversaires.
Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis, menés sous l’égide du Pakistan et facilités par le Qatar, se poursuivent sur la base de la proposition en 14 points de la République islamique d’Iran visant à parvenir à un mémorandum pour mettre fin à la guerre.
L’agression criminelle américano-israélienne contre l’Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes qui ont causé la mort en martyr de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Les forces armées iraniennes ont riposté en lançant quotidiennement des opérations de missiles et de drones contre des positions dans les territoires occupés par Israël ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans toute la région.
En outre, l’Iran a riposté aux frappes en fermant le détroit d’Ormuz, ce qui a entraîné une hausse significative des prix du pétrole et de ses dérivés.
Le 8 avril, quarante jours après le début de la guerre, un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan entre l’Iran et les États-Unis est entré en vigueur.
Des négociations se sont ensuite entamées dans la capitale pakistanaise, Islamabad, mais n’ont pas abouti à un accord en raison des exigences maximalistes de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables.