Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sont à Doha pour s’entretenir avec de hauts responsables qataris dans le cadre des efforts diplomatiques visant à mettre fin à la guerre non provoquée menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Une délégation iranienne de haut niveau dirigée par M.-B. Qalibaf, négociateur en chef dans les pourparlers avec les États-Unis, est arrivée lundi à Doha dans le cadre d’un processus diplomatique en cours, entamé ces dernières semaines grâce aux efforts de médiation du Pakistan visant à mettre fin à la guerre imposée et qui se poursuit depuis.
L’équipe iranienne doit tenir des consultations avec de hauts responsables qataris concernant certains aspects de l’accord.
Par ailleurs, des consultations avec l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani ainsi qu’avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de ce pays, le cheikh Mohammed ben Abdelrahman Al-Thani figurent à l’agenda de cette visite.
Les questions et sujets d’intérêt commun liés à la fin de l’agression américano-israélienne et à la levée des sanctions contre l’Iran figurent également à l’ordre du jour des discussions.
Le gouverneur de la Banque centrale d’Iran, Abdolnasser Hemmati, accompagne également la délégation.
Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis, menés sous l’égide du Pakistan et facilités par le Qatar, se poursuivent sur la base de la proposition en 14 points de la République islamique d’Iran visant à parvenir à un mémorandum pour mettre fin à la guerre.
L’agression criminelle américano-israélienne contre l’Iran a débuté le 28 février par des frappes aériennes qui ont causé la mort en martyr de hauts responsables et commandants iraniens, dont le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei.
Les forces armées iraniennes ont riposté en lançant quotidiennement des opérations de missiles et de drones contre des positions dans les territoires occupés par Israël ainsi que des bases et des installations militaires américaines dans toute la région.
En outre, l’Iran a riposté aux frappes en fermant le détroit d’Ormuz, ce qui a entraîné une hausse significative des prix du pétrole et de ses dérivés.
Le 8 avril, quarante jours après le début de la guerre, un cessez-le-feu temporaire négocié par le Pakistan entre l’Iran et les États-Unis est entré en vigueur.
Des négociations se sont ensuite entamées dans la capitale pakistanaise, Islamabad, mais n’ont pas abouti à un accord en raison des exigences maximalistes de Washington et de son insistance sur des positions déraisonnables.