L’ambassadeur de l’Iran auprès de l’ONU, Amir Saïd Iravani, affirme que la responsabilité de la situation actuelle dans le détroit d’Ormuz et de ses répercussions économiques mondiales incombe entièrement à ceux qui ont déclenché la guerre contre la République islamique d’Iran.
M. Iravani s’est exprimé lors d’une session spéciale du Conseil économique et social (ECOSOC) intitulée « Protéger les flux et l’approvisionnement énergétiques ; soutenir le développement mondial par la coopération internationale », qui a eu lieu ce vendredi.
« Nous le disons très clairement. La situation actuelle dans le détroit d’Ormuz et ses conséquences économiques mondiales incombent entièrement aux instigateurs de la guerre contre l’Iran et à leurs partenaires régionaux », a-t-il déclaré.
« L’instabilité croissante des marchés de l’énergie, des chaînes d’approvisionnement et des flux commerciaux mondiaux représente un défi sérieux pour le développement durable, la coopération internationale et la stabilité économique mondiale. »
Il a également noté que l’Iran avait subi des conséquences néfastes à la suite de deux actes d’agression, successivement le 13 juin 2025 et le 28 février 2026, qui constituaient tous deux des violations flagrantes de la Charte des Nations Unies et du droit international.
Ces deux guerres « ont provoqué des destructions massives d’infrastructures civiles, économiques, énergétiques et environnementales sensibles ; les conséquences de ces destructions ne disparaîtront pas avec la fin des opérations militaires », a-t-il ajouté.
L’envoyé iranien auprès de l’ONU a par ailleurs souligné que « la question la plus importante avant cette réunion spéciale n’est pas seulement de savoir comment répondre à la crise actuelle, mais aussi de se demander honnêtement quelles sont les véritables racines de ces crises et de l’instabilité croissante ».
Il a en outre mis en lumière certaines réalités au cœur des crises actuelles, affirmant qu’elles ne sont pas « apparues ex nihilo ».
Il a attribué l’instabilité actuelle à l’escalade militaire et aux actes d’agression illégaux perpétrés par le régime israélien et les États-Unis : « Ces actions ont intensifié les tensions dans l’une des régions énergétiques et commerciales les plus stratégiques du monde et ont sapé la stabilité régionale et mondiale. »
Les attaques directes contre les infrastructures pétrolières, gazières et pétrochimiques iraniennes « ont causé de graves dommages économiques et environnementaux dans la région du golfe Persique ».
De plus, ces attaques ont perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales en énergie et en engrais, ce qui a de graves conséquences pour la sécurité alimentaire et la production agricole à l’échelle mondiale, a-t-il précisé.
Les sanctions unilatérales, les mesures coercitives et le blocus naval imposés par les États-Unis « ont encore fragmenté les chaînes d’approvisionnement mondiales et accru l’instabilité sur les marchés de l’énergie et des matières premières ».
La sécurité régionale durable ne peut être atteinte par la confrontation ou la dépendance à l’égard des puissances étrangères, mais plutôt par le dialogue, le respect mutuel, la reconnaissance de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, ainsi que par une authentique coopération régionale et internationale, a-t-il estimé.
L’engagement de l’Iran en faveur d’un dialogue constructif et d’efforts visant à rétablir la stabilité, à garantir la sécurité énergétique et à ramener le détroit d’Ormuz à la normale est incontestable, à condition que l’agression et l’escalade militaire cessent et que le blocus naval américain soit levé.
En conclusion, M. Iravani a souligné que « la paix ne peut être obtenue par la pression et la stabilité ne peut être instaurée par la confrontation. La seule voie durable est celle du dialogue, du respect mutuel et d’une véritable coopération internationale ».