Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN) a averti les États-Unis et Israël que « toute la région se transformerait en enfer pour eux s’ils commettaient une nouvelle erreur ».
Mohammad Baqer Zolqadr a lancé cet avertissement dans une déclaration publiée lundi, dans un contexte de tensions accrues impliquant Israël, le Liban et l’Iran.
Le 7 juin, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a mené une série de frappes de missiles contre des positions israéliennes dans les territoires occupés du nord du Liban. Il s’agissait d’une riposte directe à la violation par Israël du cessez-le-feu et au raid aérien qui s’en est suivi sur la banlieue de Dahiyeh, à Beyrouth, la capitale libanaise.
Lundi, suite à l’agression israélienne contre plusieurs villes iraniennes, le CGRI a frappé les bases aériennes stratégiques israéliennes de Nevatim et Tel Nof, situées dans les territoires occupés du nord.
« Quarante-sept ans [depuis la Révolution islamique de 1979] et cent jours de résistance [depuis le début de l’agression le 28 février] — des champs de bataille aux places publiques, des places publiques aux sphères politiques et diplomatiques — ont complètement transformé l’ordre sécuritaire mondial. »
« Si la sinistre coalition américano-sioniste commet une nouvelle erreur, la région deviendra un enfer pour elle », a-t-il martelé avant d’assurer la pleine préparation des forces iraniennes et de rendre hommage aux martyrs de Dahiyeh.
Les responsables iraniens ont insisté à plusieurs reprises sur le fait que le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, entré en vigueur le 8 avril, était conditionné par une trêve sur tous les fronts, y compris au Liban.
Les analystes estiment que l’opération du CGRI a bouleversé toutes les hypothèses précédentes. L’Iran a non seulement redéfini les règles d’engagement, mais a également lié de manière irrévocable sa propre voie vers la fin de la guerre à la sécurité du Liban et de son peuple. Et le message est clair : toute future agression contre le territoire libanais se heurtera à une riposte militaire iranienne tout aussi « décisive, ferme et rapide ».
Dans un communiqué publié ce lundi, le quartier général central iranien Khatam al-Anbiya a annoncé la suspension des opérations militaires contre Israël après qu’une « réponse douloureuse » a été infligée au régime sioniste en soutien au peuple opprimé du Liban.