Les forces d'occupation israéliennes ont lancé, ce samedi 10 mai, une vague de frappes aériennes et de tirs d'artillerie d'une violence inouïe sur le sud du Liban, faisant au moins 39 martyrs et des dizaines de blessés, selon le ministère libanais de la Santé publique.
Le Centre des opérations d'urgence du ministère libanais de la Santé a confirmé le bilan tragique de multiples attaques terroristes israéliennes visant des zones résidentielles, des villages et des infrastructures civiles dans le sud, le Mont-Liban et la vallée de la Bekaa, ce qui constitue une nouvelle violation flagrante du fragile cessez-le-feu négocié par les États-Unis et annoncé par le président Donald Trump le 16 avril.
Parmi les attaques les plus meurtrières, on compte un raid aérien sur la ville méridionale d'al-Saksakieh qui a tué au moins sept personnes et en a blessé quinze autres, dont trois enfants.
Les équipes de secours ont décrit des scènes de dévastation totale dans ce quartier résidentiel, où les secouristes continuent d'extraire des victimes des décombres.
De nouvelles frappes israéliennes ont pilonné la ville de Bedyas, dans le district de Tyr, faisant un mort et treize blessés parmi les civils, dont six enfants et deux femmes. Dans la région du Chouf, un bombardement israélien a touché un véhicule sur la route reliant la zone Two Rivers, tuant trois personnes à bord.
Dans le quartier al-Bayad de Nabatieh, une frappe aérienne sur un bâtiment a coûté la vie à trois jeunes hommes, tandis qu'une lâche frappe de drone sur une moto le long de la route publique Toul–Dweir, près des commerces, a fait un autre martyr.
Des images circulant en provenance de la région de Saadiyat montrent de nombreux véhicules détruits lors de ce que des témoins ont décrit comme des attaques aveugles contre la circulation civile.
L'agence de presse nationale libanaise (NNA), organe officiel du gouvernement, confirme une agression israélienne incessante dans tout le sud du pays, avec des frappes s'étendant à des régions plus vastes malgré le cadre de trêve supposé.
Le ministère de la Santé a souligné que la majorité des victimes étaient des civils, notamment des femmes et des enfants, mettant ainsi en évidence le caractère criminel des opérations de l'entité sioniste.
Comme à son habitude, l'armée d'occupation israélienne a tenté de blanchir ses crimes, en alléguant que les frappes visaient des membres du Hezbollah opérant depuis des « structures militaires ».
Ces justifications creuses sont devenues une propagande habituelle du régime, qui ignore systématiquement le nombre croissant de victimes civiles et le fait que ses bombes s'abattent sur des maisons, des routes et des villes peuplées, qui sont loin de tout champ de bataille légitime.
Cette nouvelle escalade survient alors que le régime israélien poursuit ses violations flagrantes de l'accord de cessez-le-feu du 16 avril, négocié sous la pression des États-Unis à la suite de la désescalade régionale plus large.