Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réaffirmé avec force le soutien de l’Iran aux Libanais, alors que ces derniers font face à des bombardements israéliens intensifs visant des zones résidentielles, malgré l’annonce d’un cessez-le-feu.
Depuis mercredi, alors que l'Iran et les États-Unis ont annoncé un cessez-le-feu de 15 jours- incluant le Liban- à l’issue d’une guerre de 41 jours, le régime israélien a multiplié les frappes à travers le pays. Ces attaques barbares ont causé la mort d’au moins 254 personnes et en ont blessé 1 165 autres.
« Les agressions répétées de l’entité sioniste contre le Liban constituent une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu initial », a déclaré M. Pezeshkian sur le réseau social X ce jeudi.
Bien que le Pakistan ait confirmé l’inclusion du Liban dans le cessez-le-feu dont il a assuré la médiation, Israël et les États-Unis prétendent, à l’inverse, que cet accord ne s’applique pas au territoire libanais, justifiant ainsi la poursuite des agressions militaires israéliennes.
M. Pezeshkian a averti que la persistance de ces actions remettrait en cause la pertinence des prochaines négociations entre l’Iran et les États-Unis à Islamabad.
Il a qualifié l’agression israélienne d’« indicateur préoccupant de duplicité et d’un manque d’engagement manifeste envers tout accord potentiel ».
« Nos mains restent sur la gâchette », a-t-il ajouté, réitérant que l’Iran « n’abandonnera jamais ses frères et sœurs libanais ».
Jeudi, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré avoir appelé son homologue pakistanais, Shehbaz Sharif, afin d’obtenir la confirmation formelle que le Liban est bien couvert par la trêve et éviter ainsi toute nouvelle attaque israélienne.
De leur côté, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, et son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan, ont exprimé leur vive préoccupation face aux violations répétées du cessez-le-feu. Ils ont insisté sur l’urgence d’une mise en œuvre stricte de l’accord pour garantir une stabilité durable.
Dans un communiqué, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a dénoncé les actions israéliennes qui « sapent les efforts internationaux de paix et constituent une violation flagrante du droit international et des principes humanitaires », exhortant la communauté internationale à agir d’urgence.
Le Pakistan a également réaffirmé sa « solidarité indéfectible envers le gouvernement et le peuple libanais en ces temps difficiles ».
Le ministre pakistanais des Affaires étrangers a déclaré qu'Islamabad soutenait la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban et le rétablissement de la paix et la stabilité dans ce pays.
Parallèlement, le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a averti que Téhéran considère le Liban comme une « partie intégrante du cessez-le-feu » et a promis des « réponses fermes », en écho aux appels internationaux croissants en faveur de l’inclusion du Liban dans la trêve.
Enfin, le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a déclaré préparer une riposte destinée à faire « regretter » à Israël ses nouvelles offensives, soulignant que toute agression contre le Hezbollah serait désormais perçue comme une attaque directe contre la République islamique.