Les ministres des Affaires étrangères de dix pays musulmans ont publié une déclaration commune dans laquelle ils ont fermement condamné la décision du régime sioniste de nommer un ambassadeur dans la région autonome du « Somaliland ».
Ils estiment que l'initiative israélienne viole les principes fondamentaux du droit international, la Charte des Nations Unies, l'Acte constitutif de l'Union africaine, la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la République fédérale de Somalie.
Selon le site d’information égyptien Sada El-Balad, les ministres des Affaires étrangères de l'Égypte, de l'Arabie saoudite, de l'Algérie, de la Turquie, du Bangladesh, de l'Indonésie, de la Somalie, du Soudan, de la Libye et de l’Autorité autonome palestinienne (AP) ont affirmé dans cette déclaration que la nomination d'un ambassadeur par le régime sioniste pour la région dite du « Somaliland » constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Somalie.
Ils ont exprimé leur opposition catégorique à toute action unilatérale contre l'unité ou la souveraineté nationale des pays, ainsi qu’à leur soutien total à l'intégrité territoriale de la Somalie et à ses institutions légales, en tant que seule autorité légitime exprimant la volonté de ses citoyens.
De tels actes provocateurs constituent un précédent dangereux, visent la stabilité de la région stratégique de la Corne de l'Afrique et auront de larges conséquences négatives sur la paix et la sécurité régionales et internationales, peut-on lire dans le texte.
Les pays signataires ont finalement insisté sur la nécessité de respecter le droit international et d'empêcher toute action susceptible d'aggraver l'instabilité dans cette région sensible.
Cette position coordonnée intervient alors que les pays de la région ont mis en garde contre les agissements du régime sioniste sur le continent africain et ses tentatives de porter atteinte à l'unité nationale des pays musulmans.
Le « Somaliland », qui agit de facto comme une région autonome depuis 1991 à la suite de l'effondrement du gouvernement central de la Somalie, n'avait jamais été reconnu par aucun membre des Nations Unies. Le régime sioniste a reconnu cette région en 2025, décision qui a immédiatement provoqué une réaction ferme du gouvernement somalien pour qui cette région fait toujours partie intégrante de son territoire souverain.
Peu après l'annonce de la reconnaissance du « Somaliland » par le Premier ministre du régime sioniste le 25 septembre 2025, la grande majorité des pays arabes et islamiques ont publié des déclarations séparées et communes pour condamner cette décision et souligner leur soutien à l'unité, à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Somalie.
Ahmed Aboul-Gheith, secrétaire général de la Ligue arabe, a également condamné la décision du régime israélien de reconnaître la région séparatiste du « Somaliland ». C’est un acte « provocateur », « inacceptable » qui menace la sécurité régionale.
Le Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP) et l'Organisation de la coopération islamique (OCI) ont également catégoriquement rejeté cette décision unilatérale du régime de Tel-Aviv.
La région autonome du « Somaliland », en raison de sa proximité avec le détroit de Bab el-Mandeb et de sa domination sur le golfe d'Aden, revêt une importance stratégique dans la région de la Corne de l'Afrique. Ainsi le régime sioniste a toujours cherché par divers moyens à y trouver une base pour étendre son influence.