La branche militaire du Hamas a officiellement confirmé l’assassinat de son commandant en chef lors d’une frappe aérienne israélienne contre la bande de Gaza, malgré un accord de cessez-le-feu en vigueur.
Dans un communiqué publié, samedi 16 mai, les Brigades Ezzedine Qassam ont confirmé qu’Izz al-Din al-Haddad avait été tué en martyr lors d’une attaque aérienne israélienne « lâche » sur la ville de Gaza la nuit précédente, dénonçant cet assassinat ciblé comme une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu de Charm el-Cheikh.
Le communiqué précise que Haddad été tué avec son épouse et sa fille et d’un nombre indéterminé d’autres personnes.
Plus tôt cette semaine, la ministre palestinienne des Affaires étrangères Varsen Aghabekian a averti que le génocide contre les Palestiniens à Gaza se poursuit sans relâche, et décrit un effondrement catastrophique des conditions de vie. Aussi, une pression internationale immédiate pour mettre fin aux actes d’agression israéliens s’impose, a martelé la responsable.
« Cinq mois après la signature de l’accord de Charm el-Cheikh, la situation à Gaza est catastrophique », a-t-elle déclaré.
Elle a décrit des conditions de vie déplorables, avec des Palestiniens déplacés abrités dans des tentes exposées aux inondations et à des conditions insalubres.
Ses remarques interviennent alors que les violations quotidiennes du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025 sont perpétrées par Israël. Le ministère de la Santé a annoncé que ces violations ont jusqu’à présent fait 856 morts et plus de 2 140 blessés parmi les Palestiniens.
Le cessez-le-feu a fait suite à deux années de génocide israélien qui ont débuté en octobre 2023.
La guerre israélienne contre Gaza a tué près de 73 000 Palestiniens et en a blessé plus de 172 250 autres, tout en détruisant environ 90 % des infrastructures de Gaza, selon les autorités gazaouies.