Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a tenu lundi à Genève des consultations de haut niveau avec son homologue omanais, Sayyid Badr Albusaidi, et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, en préparation d'un deuxième round de négociations indirectes avec les États-Unis.
M. Araghchi a rencontré lundi après-midi, M. Albusaidi pour finaliser la coordination avant le début officiel des pourparlers indirects prévu mardi.
Lors de cette rencontre, le ministre iranien des Affaires étrangères a présenté les positions de Téhéran concernant l’affaire nucléaire et la levée des sanctions économiques.
Il a salué les « bons offices » du Sultanat d'Oman et a remercié personnellement M. Albusaidi pour leur médiation en cours.
M. Araghchi a également souligné la détermination de l'Iran à mener une « diplomatie axée sur les résultats » afin de garantir les droits légitimes de la nation iranienne et de maintenir la stabilité régionale.
De son côté, le chef de la diplomatie omanaise Sayyid Badr Albusaidi a salué la détermination de l'Iran sur la voie diplomatique et a exprimé l'espoir du succès du prochain tour de négociations, prévu à l'ambassade omanaise à Genève.
Un peu plus tôt dans la journée, Abbas Araghchi avait rencontré Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA.
Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, les deux parties ont mené des échanges de vue sur des questions techniques liées à la coopération en matière de garanties et à l'application de la loi du Parlement iranien relative au programme nucléaire.
Les discussions ont également porté sur des points de vue techniques pertinents pour les négociations indirectes avec Washington.
L'Iran et les États-Unis ont repris leurs pourparlers indirects à Mascate le 6 février, près de huit mois après une suspension consécutive aux frappes militaires américano-israéliennes contre l'Iran en juin 2025.
La principale exigence de l'Iran demeure la levée effective et vérifiable des sanctions économiques. Les responsables iraniens soulignent qu'un accord dépourvu d'avantages économiques tangibles n'a aucun sens.
Les négociations se déroulent dans un contexte d'escalade militaire américaine. Le président américain Donald Trump a récemment déployé un porte-avions supplémentaire, des avions de chasse et des destroyers lance-missiles dans la région.
Les pourparlers indirects devraient commencer mardi matin sous la médiation omanaise.