Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafaël Grossi, se sont rencontrés lundi à Genève, en Suisse.
Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, Araghchi et Grossi ont discuté de certaines questions techniques liées à la coopération de Téhéran avec l'AIEA dans le cadre de la coopération en matière de garanties et de la loi du Parlement iranien concernant cette question.
Les points de vue techniques de l'Iran concernant ses négociations indirectes avec les États-Unis ont également été abordés.
La réunion intervient à la veille du deuxième cycle de pourparlers indirects irano-américains sur le programme nucléaire pacifique de la République islamique. Oman devrait maintenir son rôle d'intermédiaire.
Le ministre iranien des Affaires étrangères doit également rencontrer son homologue omanais, Sayyid Badr Al Busaidi.
Dans un message publié sur son compte X, Grossi a déclaré qu'il venait de terminer des « discussions techniques approfondies » avec Araghchi.
Le directeur général de l'AIEA a ajouté que la réunion s'était tenue « en préparation des importantes négociations prévues demain à Genève ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères est arrivé à Genève, dimanche soir, accompagné d'une importante délégation diplomatique et spécialisée.
Depuis Genève, il a posté sur X : « Je suis à Genève avec des idées concrètes pour parvenir à un accord juste et équitable » ... « Ce qui n’est pas sur la table : la soumission face aux menaces. »
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avait précédemment annoncé que M. Araghchi tiendrait également des réunions diplomatiques en marge des négociations.
À l'issue des pourparlers menés sous l'égide d'Oman à Mascate, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que les négociations avec les États-Unis constituaient un « bon début » et pouvaient se poursuivre.
La principale revendication de l'Iran à Mascate demeure la levée effective et vérifiable des sanctions économiques. Les autorités iraniennes ont affirmé à plusieurs reprises que tout accord sans avantage économique tangible serait, dans les faits, dénué de sens.
Ces négociations interviennent alors que le président américain, Donald Trump, a déployé des forces militaires dans la région, ce qui attise les craintes d'une nouvelle intervention militaire.
Le 12 février, des responsables américains ont annoncé que le Pentagone envoyait un autre porte-avions dans la région, ainsi que des milliers de soldats, des avions de chasse et des destroyers lance-missiles.