À la veille d’une troisième session de négociations trilatérales — Ukraine, Russie, États-Unis — à Genève les 17 et 18 février, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé les États-Unis à lui fournir des garanties de sécurité d’au moins 20 ans pour que l’Ukraine mette fin à sa guerre avec la Russie.
Soulignant la nécessité d’un pacte de sécurité « juridiquement solide » pour garantir que l’Ukraine ne soit pas attaquée par les forces russes pendant au moins vingt ans, Zelensky a déploré que les États-Unis se préoccupent uniquement des concessions ukrainiennes, et non des actions de la Russie.
Zelensky a exprimé l’espoir que ces réunions soient « sérieuses, substantielles et utiles pour nous tous », mais a reconnu qu’« honnêtement, parfois, on a l’impression que les parties parlent de choses complètement différentes ».
« Les Américains reviennent souvent sur la question des concessions, et trop souvent, ces concessions ne sont discutées que dans le contexte ukrainien, et non russe », a-t-il précisé.
Zelensky a également déclaré que la partie américaine avait déjà proposé un accord de sécurité de 15 ans, mais que Kiev souhaitait un cadre plus long et plus contraignant, définissant clairement le type de soutien que Washington apporterait à une force de réassurance européenne, prévue en cas de règlement du conflit.
Que révèle cette durée sur la perception ukrainienne de la menace russe ? Un échec des négociations à Genève pourrait-il entraîner une intensification du conflit ?
Imad-e-Din Hamrouni, analyste politique spécialisé dans les questions internationales s’exprime sur le sujet.