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Le travail ne paie plus : c'est le sentiment largement partagé par une immense majorité de Français

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une grande majorité de Français estime que le travail ne paie plus. (Illustration)

Près de huit Français sur dix jugent aujourd’hui que le travail ne permet plus de s’en sortir financièrement, selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mardi.

D’après l’enquête, 77% des personnes interrogées estiment que le travail ne paie pas en France, dont 54% répondent « pas vraiment » et 23% « pas du tout ». À l’inverse, seuls 23% considèrent que le travail permet encore de vivre correctement.

Ce sentiment est particulièrement marqué chez les actifs (79%), les personnes âgées de 35 à 64 ans (83%), les employés et ouvriers (81%) ainsi que les habitants des zones rurales et des petites agglomérations (84%).

Interrogés sur les moyens d’améliorer leur niveau de vie, les Français citent en priorité la réduction des dépenses et l’optimisation du budget (51%), devant l’investissement immobilier ou financier (32%), le déménagement vers une zone moins chère (31%) et la vie en couple pour mutualiser les revenus (30%). Les leviers liés au travail arrivent plus loin, comme travailler davantage (28%), se former (28%) ou changer d’entreprise (27%).

Sur les trois dernières années, 39% des actifs déclarent que leurs revenus sont restés stables, ce qui correspond à une perte de pouvoir d’achat avec l’inflation, tandis que 18% affirment avoir vu leurs revenus diminuer. Seuls 5% estiment avoir réellement gagné en pouvoir d’achat.

Le sondage révèle également une forte méconnaissance de l’écart entre salaire brut et salaire net. Environ 54% des Français se trompent ou ne savent pas l’estimer. En France, cet écart est en moyenne de 22% pour un salarié non-cadre et de 25% pour un cadre.

Les personnes interrogées attribuent principalement la perte de pouvoir d’achat à l’inflation (63%) et au coût du travail pour les employeurs (60%). Après avoir été informées du niveau des cotisations sociales, 71% jugent que cet écart entre brut et net est trop important et que le modèle social pèse excessivement sur les salaires.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV