L’Iran tiendra des négociations nucléaires indirectes avec les États-Unis le 6 février à Mascate, la capitale d’Oman. Les discussions se limiteront à la question nucléaire et à la levée des sanctions.
Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dirigera la délégation iranienne, qui comprendra également les diplomates de haut rang Majid Takht-Ravanchi et Kazem Gharibabadi.
L’envoyé américain Steve Witkoff représentera Washington lors des pourparlers, et le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, pourrait également être présent.
Le format des pourparlers sera similaire à celui des discussions qui se sont tenues avant l’agression américano-israélienne contre l’Iran en juin 2025.
La nouvelle série de pourparlers devait initialement se tenir à Istanbul, en Turquie. Mais le pays hôte a changé à la demande de l’Iran.
Téhéran a insisté à plusieurs reprises sur le fait que les pourparlers devaient rester exclusivement axés sur la question nucléaire, excluant toute négociation sur son programme de missiles ou sa présence régionale.
Les responsables iraniens affirment que toute discussion avec les États-Unis ne pourrait être productive que si elle se déroulait dans un climat exempt de menaces et d’exigences illogiques.
Araghchi et Witkoff ont dirigé cinq cycles de négociations indirectes entre l’Iran et les États-Unis l’année dernière avant que les pourparlers ne soient interrompus par une guerre d’agression lancée par Israël deux jours seulement avant un sixième cycle prévu.
L’agression, à laquelle se sont joints plus tard les États-Unis, a fait plus d’un millier de martyrs en Iran et a endommagé les infrastructures civiles, militaires et scientifiques du pays.
Les pourparlers du 6 février se tiendront dans un contexte de tensions accrues en Asie de l’Ouest suite à un déploiement militaire massif dans la région.
Début janvier, Trump a menacé l’Iran d’attaques si le pays s’en prenait à ce qu’il appelait des « manifestants pacifiques ».
Quelques jours plus tard, les 8 et 9 janvier, des groupes armés ont lancé des attaques coordonnées contre des commissariats, des bases militaires et d’autres sites sensibles, ainsi que contre des infrastructures civiles, dans plusieurs villes, ce qui a incité les forces de sécurité à réagir. Les autorités iraniennes affirment que ces attaques visaient à faire de nombreuses victimes et à déstabiliser les centres urbains du pays. Elles ont, à plusieurs reprises, critiqué les médias occidentaux pour avoir diffusé de faux chiffres concernant les victimes et les avoir imputées au gouvernement iranien.
Certains rapports occidentaux, ont avancé un bilan humain pouvant atteindre les 30 000 morts. Les chiffres officiels iraniens font pourtant état de 3 117 personnes tuées, dont 2 427 civils et membres des forces de sécurité tombés en martyrs sous les balles des terroristes.