L’Iran et l’Égypte ont appelé à une action unie des pays musulmans pour mettre fin au génocide commis par Israël à Gaza et aux attaques contre le Liban, mettant en garde contre une aggravation des crises humanitaire et sécuritaire.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et son homologue égyptien, Badr Abdelatty, se sont entretenus au téléphone jeudi soir, abordant l’escalade des crises régionales et l’urgence d’une réponse appropriée.
« Lors de cet appel, les deux parties ont évoqué la situation humanitaire désastreuse à Gaza, due à la poursuite du siège cruel, ainsi que les plans agressifs du régime visant à intensifier les attaques et à occuper totalement la bande de Gaza », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué publié ce vendredi 8 août.
Les ministres ont souligné qu’il relève de la responsabilité des nations islamiques d’agir avec détermination pour mettre fin au « génocide » à Gaza et d’assurer l’acheminement immédiat de l’aide humanitaire internationale.
Ces discussions ont eu lieu dans le contexte du projet israélien d’occupation de la ville de Gaza.
Le Premier ministre du régime sioniste Benjamin Netanyahu a déclaré que l’armée israélienne « se préparera à prendre le contrôle de la ville de Gaza », selon des communiqués officiels.
Les Nations unies ont qualifié ces rapports de « profondément alarmants », d’autant plus que la bande de Gaza subit déjà une guerre brutale et un blocus dévastateur depuis octobre 2023, causant la mort de plus de 61 000 Palestiniens.
En limitant l’entrée des biens de première nécessité, le régime israélien a provoqué une famine désastreuse à Gaza, où au moins 197 personnes, dont des enfants, sont mortes de faim.
Les ministres iranien et égyptien ont également évoqué la situation au Liban, soulignant l’importance de l’unité interne et mettant en garde contre toute action susceptible de déclencher un conflit interne.
Ils ont affirmé qu’Israël doit « se retirer complètement des zones occupées du sud du Liban » et cesser ses attaques incessantes contre le pays.
Au Liban, les pressions américano-israéliennes s’intensifient en faveur du désarmement du Hezbollah, un désarmement rejeté par les dirigeants du groupe de résistance.
Bien que le gouvernement libanais ait approuvé les objectifs fixés par la proposition de placer toutes les armes sous le contrôle de l’État, il n’a pas fixé de calendrier.
Le chef adjoint du Conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Komati, a vivement rejeté la position du cabinet, la qualifiant de « marche vers l’humiliation » et a dénoncé tout désarmement tant que l’agression israélienne persiste.
Des manifestations ont éclaté à Beyrouth après l’annonce de cette décision, les Libanais appelant à une résistance aux pressions extérieures sur fond de menaces israéliennes persistantes.
Pendant ce temps, le régime israélien ne cesse de violer le cessez-le-feu avec le Liban, ses dernières frappes ayant tué six personnes dans l’est du pays.