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La nouvelle résolution de l'AIEA ne sapera pas le plan de développement nucléaire de l'Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le bâtiment du ministère iranien des Affaires étrangères.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné l'adoption par l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d'une résolution anti-iranienne. De telles mesures ne peuvent pas saper le plan de développement nucléaire du pays, a-t-il annoncé dans un communiqué.

Le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté le 5 juin une résolution sur l’Iran, accusant la RII de ne pas « coopérer de bonne foi avec l’AIEA afin de clarifier les questions en suspens liées à la détection de matières nucléaires non-déclarées sur plusieurs sites en Iran ». 

« L'adoption de la résolution n'aura aucun effet sur la détermination de la République islamique à poursuivre son programme nucléaire pacifique et à mettre en œuvre ses plans de développement nucléaire conformément aux droits qui lui sont accordés en vertu des accords internationaux », a fait savoir le ministère iranien.

La résolution est une « mesure politiquement motivée et non constructive » et une tentative de la part de certains pays occidentaux de tirer un avantage politique des mécanismes internationaux pour cibler les pays indépendants, estime-t-il. 

Parmi les pays membres de l'AIEA, l'Iran mène un des programmes d'énergie nucléaire pacifique les plus transparents. Il a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de résoudre les différends avec l'AIEA dans le cadre d'une interaction et d'une coopération technique constructives et mutuelles.

Téhéran s'est engagé à poursuivre la coopération technique avec l'agence dans le cadre de ses droits et obligations internationaux fondés sur le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et l'accord de garanties [de l'agence].

A lire: L'envoyé russe prévient que toute résolution de l'AIEA contre l'Iran pourrait détériorer la situation

La responsabilité des répercussions de la décision du Conseil des gouverneurs incombe à la troïka européenne

L'ambassadeur et représentant permanent de l’Iran auprès de l’AIEA à Vienne, Mohsen Naziri, a fustigé la troïka européenne - la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne - pour avoir proposé une résolution anti-iranienne « non constructive » lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’agence.

Il a averti que la responsabilité des répercussions négatives de cette résolution sur le climat des interactions de l'Iran avec l'AIEA incombait désormais aux trois pays européens. Elle affectera sans aucun doute le climat positif dans lequel se déroulent les travaux convenus entre Téhéran et l’Agence.

La troïka doit désormais assumer la responsabilité de toutes les conséquences car l'Iran souhaite agir dans le plein respect de ses droits et obligations.

La RII continue de coopérer avec l'AIEA sur les questions non résolues

« Alors que la République islamique a montré, en paroles et en actions, son désir d'interaction constructive, elle est désormais prête à réagir à toute position et action non constructive », a-t-il soutenu.

« Cette résolution ne peut détourner l'attention de la communauté internationale de l'intention réelle de la troïka qui est de donner au régime israélien suffisamment de temps pour poursuivre son génocide à Gaza en toute impunité », a-t-il également dénoncé.

La résolution proposée par la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne contre le programme nucléaire pacifique de l'Iran a été approuvée mercredi par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA, avec 20 voix pour, 2 voix contre et 12 abstentions. La Russie et la Chine ont voté contre.

Le Conseil des gouverneurs appellerait également l'Iran à mettre en œuvre sans délai la soi-disant déclaration commune entre l'AIEA et l'Iran du 4 mars 2023. L'Iran est tenu de rétablir la licence des inspecteurs de l'AIEA, révoquée sur la base des droits souverains stipulés dans l'article 9 de l’accord de garanties. 

Lire aussi: Les actes hostiles d’Israël ne doivent pas affecter les relations entre l’Iran et l’AIEA (Eslami)

Téhéran est aussi prié de prendre « les mesures nécessaires et urgentes » pour résoudre les prétendus problèmes de sauvegarde sans évoquer la coopération de l'Iran avec l'AIEA.

Avant le vote, plusieurs pays ont publié un communiqué commun qualifiant l'adoption de la résolution anti-iranienne d'erreur de calcul et mettant en garde contre ses conséquences négatives. Ils ont également exhorté les États membres à résister aux efforts visant à politiser les questions de sauvegarde.

La République islamique d’Iran avait déjà annoncé que toute action politique au sein du Conseil des gouverneurs entraînerait une « réponse proportionnée, efficace et immédiate ».

Mohammad Eslami, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique d'Iran (OIEA), a averti mardi que l'Iran réagirait fermement au cas où une résolution anti-iranienne de l’AIEA serait approuvée.

L’Iran tient l’AIEA pour responsable des menaces nucléaires d’Israël

Selon le quotidien iranien Tehran Times, Eslami a déclaré que l'Iran « répondrait certainement à l'approbation de la résolution anti-iranienne sur le programme nucléaire ». 

Il a ajouté que l'Iran réduit actuellement ses engagements envers le Plan global d'action conjoint (PGAC) conformément à une loi parlementaire.

« Les parties opposées n'ont pas respecté leurs engagements dans le cadre du PGAC sur le programme nucléaire iranien, et l'Iran, à son tour, a réduit ses engagements. Actuellement, l'Iran est en phase de réduction des engagements », a précisé Eslami.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV