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Le Hamas exige un mécanisme exécutif international pour garantir l'entrée de l'aide à Gaza

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une réunion de la Cour internationale de Justice. (Archives)

Le Mouvement de résistance palestinien, Hamas, a réagi à une nouvelle ordonnance de la Cour internationale de Justice ordonnant à Israël de « veiller sans délai » à ce qu'une aide humanitaire soit fournie à la bande de Gaza pour mettre un terme à la famine.

« L'ordre émis jeudi par la Cour internationale de Justice à l'ennemi sioniste exigeant l'entrée de l'aide et des services de base à Gaza doit être accompagné d'un mécanisme exécutif imposé par la communauté internationale qui oblige l'occupation fasciste, pour lequel la famine est une arme de guerre, à la mettre en œuvre immédiatement », précise le Hamas dans son communiqué sur Telegram. 

Le gouvernement israélien « continue à ignorer toutes les résolutions internationales, la dernière en date étant celle du Conseil de sécurité de l'ONU qui appelle à un cessez-le-feu humanitaire dans la bande de Gaza ».

« Cette entité terroriste agit comme si elle était au-dessus des lois, en raison de la couverture que lui fournit l'administration américaine, son partenaire dans tous les crimes commis contre des enfants et des civils sans défense dans la bande de Gaza », indique le communiqué. 

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La Cour internationale de Justice a déclaré - dans un communiqué - que les Palestiniens de Gaza sont confrontés à des conditions de vie difficiles en raison de la propagation de la famine, et a ordonné à Israël de prendre sans délai les mesures nécessaires et efficaces pour coopérer avec les Nations unies.

La décision de la Cour internationale de Justice a été approuvée à l’unanimité par tous les juges de la Cour, y compris une femme juge qui a statué différemment des autres juges dans la première décision rendue par la Cour internationale contre Israël.

Ces nouvelles mesures ont été proposées à la demande de la plainte déposée par l'Afrique du Sud. Ce tribunal avait précédemment annoncé qu'il examinerait la question du génocide des Palestiniens à Gaza par le régime d'Israël.

En effet, le 6 mars dernier, l'Afrique du Sud a demandé à la Cour internationale de Justice de prendre des mesures d'urgence supplémentaires contre Israël en raison de la « famine à grande échelle ».

Il s'agit de la troisième requête présentée par l'Afrique du Sud contre Israël au tribunal, qui est la plus haute instance judiciaire des Nations unies, depuis que Tel-Aviv a commencé sa guerre dévastatrice contre la bande de Gaza en octobre 2023.

En réponse à la plainte déposée par l'Afrique du Sud le 29 décembre 2023, la Cour internationale de Justice a ordonné le 26 janvier à Tel-Aviv de prendre « des mesures pour prévenir les actes de génocide contre les Palestiniens et améliorer la situation humanitaire dans la bande de Gaza ».

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En violation du droit international, Israël restreint l'accès de l'aide humanitaire à Gaza, notamment par voie terrestre, provoquant une pénurie de nourriture, de médicaments et de carburant et créant une famine qui a coûté la vie à des enfants et à des personnes âgées dans la bande de Gaza assiégée depuis 17 ans et habitée par environ 2,3 millions de Palestiniens dans des conditions catastrophiques.

Selon Volker Turk, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, la situation à Gaza pourrait relever du « crime de guerre ». « Israël est responsable de manière significative de la situation à Gaza », a-t-il dénoncé. « Il existe des preuves plausibles de l'utilisation de la famine comme arme par Israël », a-t-il déclaré à la BBC.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV