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La Résistance déclare la guerre à l’OTAN

Un premier F-16 turc est « abattu » en Irak. (Illustration) // Vidéo: attaque au drone contre les positions turques en Irak

Un membre de la Commission de sécurité nationale du Parlement irakien, évoquant l'attaque contre des touristes irakiens à la frontière turque, a déclaré que l'accord de sécurité entre Bagdad et Ankara était terminé.

L'attaque contre des touristes irakiens dans le nord du pays mercredi soir, qui a fait 9 morts et 23 blessés, n'a cessé d'enflammer les milieux politiques en Irak et de susciter la réaction des autorités irakiennes.

À cet égard, Javad al-Bulani, membre de la Commission de sécurité et de défense du Parlement irakien, a déclaré que « l'accord de sécurité conclu avec la Turquie concernant les frontières a expiré. Il s’agissait d’un accord temporaire d’un an signé dans les années 80 et sa mise en œuvre s'est poursuivi jusqu'à présent, en respect des recommandations des Nations Unies. »

Pourquoi Ankara tue impunément ?

Des sources d'information irakiennes ont rapporté ce mercredi 20 juillet que l'attaque d'artillerie de l'armée turque contre la ville de Zakho dans la province de Dohuk avait fait 9 morts et 23 blessés. 

Deux jours après les déclarations des autorités irakiennes sur cette attaque, des sources irakiennes ont rapporté que la Turquie a de nouveau ciblé ces zones avec 21 obus d'artillerie.

D’autre part, un responsable de la région du Kurdistan irakien a rapporté ce vendredi 22 juillet que les forces turques avaient été attaquées par deux drones dans la province de Dohuk.

Bien que les autorités de Bagdad imputent la responsabilité de ce massacre à l'armée turque, Ankara prétend que ses forces n'ont pas touché de civils.

Dans une interview à la chaîne Al-Sumaria, Fouad Hussein, le ministre irakien des Affaires étrangères, a déclaré : « S'il existe des différends entre le gouvernement turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan, ce différend ne doit pas être traîné sur le territoire irakien. Certains experts militaires irakiens ont prouvé que cette attaque avait été menée par la Turquie. »

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Cependant, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, a déclaré hier : « Selon les informations que nous avons reçues de l'armée de l'air, nous n'avons eu aucune attaque contre des civils [à Dohuk, en Irak]. »

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a rejeté les déclarations des autorités irakiennes et attribué l'attaque à des éléments du groupe PKK.

Que s’est-il passé depuis ce massacre sans nom que même le Premier ministre irakien pro-Occident, al-Kazemi, a condamné sans hésiter ? Deuil national en Irak, manifs anti Turquie à travers tout le pays, menace de rupture de relation diplomatique, boycott des produits turcs, fermeture des frontières irako-turques, deux attaques aux drones et aux roquettes contre les bases militaires et du renseignement turques, toutes illégales, à Dahouk et à Zakhou…

Vidéo: Manifs anti-Turquie à travers l’Irak

D’autre part, la Défense irakienne a déployé ses systèmes de missiles antiaériens russes Pantsir-S au nord du pays dans le but d'abattre les drones et les hélicoptères turcs.

En même temps, Bagdad a décidé de rappeler son ambassadeur de Turquie. 

Les autorités irakiennes ont catégoriquement condamné l'agression de la Turquie, affirmant que les actions d'Ankara sont totalement illégales et qu'il n'y a pas de terroristes en Irak.

Les autorités irakiennes sont déterminées à combattre tous ceux qui violent son espace aérien. 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV