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Échec hypersonique US, Élan hypersonique iranien

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Le porte-satellites Zoljanah, développé en Iran et à propulsion hybride. (Photo d’archives)

L’un des plus récents porteurs de satellites iraniens, Zoljanah a été placé sur l’orbite terrestre basse (Léo) et a ouvert la voie à l’envoi de toutes sortes de satellites iraniens dans l’espace dans un avenir proche.

Zoljanah est un porte-satellite à trois étages dont deux étages de propulsion solide, et un seul liquide. L’appareil est capable de placer les satellites sur une orbite à 500 km, peut rivaliser avec les transporteurs actuels du monde. Le porte-satellite mesure 25,5 mètres de long et pèse environ 52 tonnes.

Il est équipé d’un moteur à combustible solide de 1,5 mètre de diamètre. Dans les première et deuxième phases de son lancement avec 74 tonnes de poussée et un moteur à combustible liquide de 1,25 mètre de diamètre dans la troisième phase.

Les premier et deuxième étages se séparent à l’aide d’une méthode connue sous le nom de « hot staging » dans laquelle le deuxième étage a allumé son moteur pendant que le premier étage était encore actif.

Le ministère iranien de la Défense a lancé le porte-satellites Zoljanah dans l’espace pour la première fois en février 2021.

Selon le porte-parole du département aérospatial du ministère iranien de la Défense, la fusée Zoljanah, qui a été récemment testée, pourra porter dix satellites Nour, d’un seul coup, avant de les mettre en orbite.

En effet, par trois lancements de la fusée Zoljanah, 30 satellites de reconnaissance sont placés simultanément en orbite. Cette évolution contribue largement à l’amélioration des capacités de supervision et de surveillance de l’Iran, permettant ainsi une bonne couverture en temps réel des différentes régions de la Terre.

Le document de vision aérospatiale de l’Iran, approuvé en 2012, a pour son objectif ultime de mettre des satellites en 3 orbites à savoir l’orbite terrestre basse (LEO) située entre 100 et 1500 kilomètres d’altitude, l’orbite terrestre moyenne (MEO) située entre 5000 et 12 000 kilomètres d’altitude et L'orbite géostationnaire (GEO) à 36 000 km d’altitude ainsi qu’utiliser le satellite de télécommunication dans le GEO. Atteindre cet objectif signifie la capacité de l’Iran à lancer et à exploiter le satellite à une altitude de 250 km à 36 000 km au-dessus de la Terre.

C’est dans ce contexte qu’un porte-satellite lancé depuis la Vandenberg Space Force Base en Californie a explosé quelques secondes après avoir été tiré tard mercredi soir, selon des responsables.

Le porte-satellite Minotaur II a explosé environ 11 secondes après son lancement de la plate-forme d’essai à 23 h 01, heure locale, ont confirmé les responsables de Vandenberg dans un communiqué tôt jeudi 30 juin, a rapporté des responsables. 

L’explosion a déclenché un incendie sur la base, bien que les débris soient restés dans la proximité immédiate de la rampe de lancement et qu’il n’y ait eu aucun blessé. Une enquête pour déterminer la cause de l’explosion est en cours.

La base de la force spatiale de Vandenberg testait le nouveau missile de l’US Air Force. Le missile devrait être utilisé avec le missile balistique intercontinental LGM-35A Sentinel en cours de développement pour remplacer les missiles Minuteman vieillissants de l’armée américaine.

De même le dernier test d’une arme hypersonique américaine a échoué après qu’une « anomalie » s’est produite lors du premier test du système complet, a annoncé jeudi le Pentagone.

Le test, effectué au Pacific Missile Range Facility à Hawaï, était censé lancer le Common Hypersonic Glide Body au sommet d’un propulseur de missile à deux étages. Le propulseur est conçu pour lancer le système et l’accélérer à des vitesses hypersoniques supérieures à Mach 5.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV