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L'Iran a fait tourner au fiasco le régime des sanctions US

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président iranien Ebrahim Raïssi au Forum des pays exportateurs de gaz FPEG de Doha, février 2022. ©Tasnim

Le président iranien appelle à la coopération entre les exportateurs de gaz pour lutter contre l’hégémonie américaine et les sanctions imposées par les États-Unis.

Le président iranien Ebrahim Raïssi a appelé à une coopération accrue entre les pays exportateurs de gaz pour écarter les sanctions américaines imposées à certains membres.

Il a fait ces remarques mardi 22 février dans une allocution au sixième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz FPEG (GECF selon le sigle anglais) à Doha.

« La communauté internationale doit empêcher et ne pas reconnaître toute mesure unilatérale et coercitive, comme les cruelles sanctions américaines qui visent les industries pétrolières et gazières des États membres du forum », a indiqué Raïssi.

« Dans le monde d’aujourd’hui où les nations se sont éveillées et aspirent à la liberté, le recours aux sanctions pour imposer la volonté et les exigences hégémoniques d’un pays particulier à des États indépendants n’a aucune efficacité ni aucune fonction. Néanmoins, cela met en danger les intérêts économiques des États membres du GECF ».

Le chef de l’exécutif iranien a également noté qu’une ambiance interactive entre les pays exportateurs de gaz peut garantir les intérêts de chaque État membre dans le cadre d’une stratégie collective basée sur une coopération conjointe.

« En tant que l’un des plus grands détenteurs de réserves de gaz naturel au monde, l’Iran dispose d’une très grande capacité de production, de transfert et d’exportation de gaz naturel, étant capable d’une plus grande contribution pour assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique mondial », a-t-il ajouté.

« Malgré les sanctions cruelles, unilatérales et illégales imposées par les États-Unis, la République islamique a été en mesure d’augmenter sa production de gaz naturel et de mettre en œuvre de grands et précieux projets dans les secteurs pétrolier et gazier, en s’appuyant sur une main-d’œuvre professionnelle et compétente et en utilisant des entreprises nationales et un savoir-faire technique local ». « La politique de pression maximale américaine, l’Iran a sur en faire un échec humiliant pour les États-Unis », a précisé le chef de l’État.

Raïssi a salué les réalisations de l’Iran dans différents secteurs malgré les sanctions illégales ; il a également affirmé que les progrès obtenus par le pays ont mené les responsables américains à reconnaître l’échec « humiliant » de leur campagne de pression maximale.

« Au grand dam des ennemis, la République islamique d’Iran a fait des progrès significatifs dans divers domaines, y compris les secteurs faisant l’objet des sanctions et pressions les plus sévères », a également indiqué Raïssi lors d’une réunion avec des Iraniens résidant au Qatar.

« Ces progrès ont mené aujourd’hui les autorités américaines à reconnaître officiellement que la politique de pression maximale a échoué face à la résistance maximale de la nation iranienne ».

« L’ancien président américain Donald Trump a lancé ce qu’il appelait la politique de pression maximale contre l’Iran en 2018 après avoir retiré Washington de l’accord multilatéral de 2015 avec Téhéran ; il a prétendu qu’il serait capable d’“obtenir un meilleur accord” que celui conclu sous son prédécesseur Barack Obama. Trump a également annoncé avoir l’intention de contraindre l’Iran à négocier un accord qui “restreindrait son programme de missiles balistiques ainsi que son influence régionale”.

L’Iran a pour sa part catégoriquement refusé de négocier un “Deal façon Trump” et a rejeté ses appels répétés à tenir des pourparlers à tous les niveaux. Alors que les tensions atteignaient leur plus haut niveau depuis des décennies avec le durcissement des sanctions américaines, l’Iran a commencé en 2019 à réduire ses engagements nucléaires en vertu de l’accord et conformément à ses droits contractuels.

Téhéran a dénoncé à plusieurs reprises le “terrorisme économique”, en allusion aux mesures restrictives inhumaines prises par les États-Unis, lesquelles sont également maintenues par le successeur de Trump, le président Joe Biden ».

Le président Raïssi a également invité la diaspora iranienne active dans le secteur économique à aider à stimuler les exportations de l’Iran vers les pays de la région.

« Doha exprime une volonté sérieuse d’étendre les relations commerciales et économiques avec Téhéran, de façon à ce que les Iraniens vivant au Qatar puissent jouer un rôle efficace à cet égard », a-t-il ajouté.

Ebrahim Raïssi s’est en outre réjoui quant aux mesures prises en Iran pour faciliter les investissements et les activités économiques. Il a également souligné que favoriser la coopération et l’interaction avec les pays voisins était l’une des priorités diplomatiques de son gouvernement.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV