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Zoom Afrique du 11 août 2021

Une base aérienne au Niger.

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Le Niger compte se doter d’une nouvelle base aérienne et récupérer ainsi sa souveraineté aérienne, et se tourner vers l'Iran ?

Actualité en Afrique :

  • L’Iran félicite la fête nationale de la Côte d’Ivoire
  • RDC : China Molybdenum va investir 2,5 milliards $ pour augmenter la production de cuivre et de cobalt à Tenke
  • Le gouvernement nigérian approuve un financement de 11 milliards USD pour le chemin de fer côtier Lagos-Calabar
  • Investissement : deux portails numériques pour promouvoir la destination Togo
  • Gabon : la Journée nationale du drapeau célébrée à la CNSS

 

Analyses de la rédaction :

1. Burkina Faso : résistant jusqu'à l'os !

Le Burkina Faso, le rempart incorruptible contre l’Occident néocolonialiste !

Le Burkina Faso continue sa lutte contre le terrorisme sur le terrain, mais il a également mis en place le système judiciaire adéquat pour traiter les dossiers liés au terrorisme.

Au Burkina Faso, c’est la première audience du pôle antiterroriste. Dix dossiers concernant des faits de terrorisme seront examinés par les juges. Pour la première journée, deux dossiers étaient à l’ordre du jour. L’un concernait deux Burkinabè accusés d’avoir commis des attaques contre la Minusma et les forces armées maliennes dans le nord du Mali.

Créé depuis 2017, ce sont les premières audiences du pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes du terrorisme. Pour la première audience, les deux prévenus sont des Burkinabè soupçonnés d’avoir rejoint les camps de formation du groupe Ansar Dine au Mali. Ils sont inculpés pour des faits d’association de malfaiteurs en lien avec le terrorisme, d’attentat contre la Minusma, de dégradation de biens publics, détention illégale d’armes à feu.

Le bulldozer anti-terroriste est en route et plus rien ne l’arrête.

Le Burkina Faso est un parfait exemple de pays qui a décidé de ne pas céder aux pressions de la France pour l’obliger à accepter l’invasion militaire occidentale sur son territoire.

Le gouvernement, les Burkinabés, l’armée nationale ont tous refusé que les complices des terroristes viennent s’installer sur le territoire burkinabé afin d’étendre le terrorisme à travers toute l’Afrique de l’Ouest.

Il est important de préciser également quel’armée burkinabè et les civils alliés ont réussi à neutraliser 2 cadres des groupes terroristes.

Une unité spéciale des forces armées burkinabè a "neutralisé" deux "cadres terroristes" dans la province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun dans le nord-est du Burkina Faso, suite à des échanges de tirs, a annoncé dimanche le ministère en charge de la Communication dans un communiqué transmis aux médias.

"Suite à des échanges de tirs (...), le chef terroriste Sidibé Ousmane alias Mouslim a été abattu ainsi que son formateur spirituel Bandé Amadou", a écrit le ministère de la Communication, précisant que les deux hommes sont des natifs de Diamasso, et qu’ils étaient recherchés par les forces de défense et de sécurité.

La même source souligne que les deux hommes sont les "auteurs de plusieurs actes d'intimidation et de harcèlement des populations dans la zone", notamment dans la Boucle du Mouhoun (nord-est).

Des avancées qui remettent sérieusement en question la présence massive de militaires occidentaux sur le continent africain. C’est pourquoi, ce genre d’information ne passera pas dans les médias mainstream français.

Les populations du Sahel sont de plus en plus décidées à prendre les armes afin d’épauler les armées nationales, et voici les résultats. Pourtant le Burkina Faso n’a pas les mêmes moyens que la France ou les États-Unis pour combattre le terrorisme, mais en tout cas, les moyens burkinabés sont pourtant nettement plus efficaces ! Le Burkina Faso est devenu un énorme bloc de la résistance à lui seul, et si les pays voisins suivaient la même voie, que se passerait-il ?

 

2. Éthiopie : le peuple contre l'axe média/ONG/ONU

La guerre médiatique occidentale continent contre l’Éthiopie.

Les médias mainstream, qui ont déjà prouvé à maintes reprises leur partialité dans le conflit qui oppose Addis Abeba et les rebelles terroristes du TPLF dans la région du Tigré, continuent d’attaquer le pouvoir en place et la population éthiopienne au profit du TPLF.

Les articles concernant des pseudo rapports des ONG et des interviews factices affluent sur la toile.

Tout d’abord, c’était l’armée éthiopienne et érythréenne qui était accusée de violence sexuelle ou de crimes contre l’humanité contre la population tigréenne. Et depuis que les combattants d'Amhara ont déclaré vouloir aider le gouvernement d’Addis Abeba à mettre un terme aux exactions des éléments du TPLF, ils sont également devenus la cible d'accusations de ce genre.

On a déjà vu comment les interviews en question sont généralement menées dans les pays d’Afrique.

Les procédés ont largement été dévoilés en Centrafrique, lorsque plusieurs journalistes de RFI et de France 24 ont proposé des sommes d’argent à des Centrafricains en échange de déclaration allant à l’encontre des Russes.

Ces interviews sont récoltées et ce sont ces déclarations qui remplissent les rapports des ONG et de l’ONU.

Ici, c’est le même procédé qui est utilisé.

Tout d’abord, en novembre 2020, lorsque le gouvernement éthiopien a ordonné l’offensive armée contre les terroristes du TPLF, Addis Abeba a demandé à la population tigréenne de ne pas rester à leur domicile afin de ne pas être pris au milieu du conflit.

De plus, les éléments terroristes du TPLF voulaient utiliser les civils comme bouclier humain face aux forces armées éthiopiennes. Ce qui fait que ceux qui s’enfuyaient étaient généralement tués par le TPLF, car ils étaient considérés comme des traîtres. Et ces crimes sont imputés à l’armée éthiopienne et érythréenne, et récemment aux forces de la région d'Amhara.

De plus, les enfants tigréens sont également pris de force et envoyés aux fronts contre l’armée éthiopienne. Ces actes du TPLF ont, depuis le début du conflit armé, été dénoncés par le gouvernement éthiopien, mais la Communauté internationale continue de faire la sourde oreille.

Aucune condamnation n’a eu lieu concernant les nombreuses exactions des éléments du TPLF contre les civils et contre le pays tout entier.

D’ailleurs, lorsqu’Addis Abeba a annoncé le retrait des troupes militaire de la région du Tigré et décrété un cessez-le-feu humanitaire, le TPLF a continué ses exactions et bafoué le cessez-le-feu, et pourtant, il n’y a toujours pas eu de condamnation de la Communauté internationale contre le TPLF, ni de demande de respect du cessez-le-feu.

La population éthiopienne et la diaspora manifestent haut et fort leur soutien au gouvernement et à l’armée fédérale. Et cette union reste indestructible. Les Éthiopiens sont même prêts à rejoindre l’armée afin de sécuriser le pays tout entier, aussi bien dans le Nord contre les terroristes du TPLF, mais également autour du grand barrage de la Renaissance, qui est construit pour faire développer considérablement l’Éthiopie. La diaspora éthiopienne du monde entier, envoie d’ailleurs régulièrement des dons pour que le barrage se termine au plus vite.

Des informations que les médias mainstream ne se donnent pas la peine de relayer.

En bref, la partialité de la Communauté internationale, les informations factices relayées par les médias mainstream, montre le vrai visage de cette organisation occidentale, média/ONG/ONU, qui sont les armes utilisées par l’axe US/UE contre l’Afrique et le Moyen-Orient, afin d'asseoir son hégémonie dans le monde. Mais cette ère est révolue, et il serait grand temps qu’il s’en rende compte.

 

3. Le Niger veut récupérer la souveraineté de son ciel ?

Le Niger compte se doter d’une nouvelle base aérienne et récupérer ainsi sa souveraineté aérienne.

Réuni en conseil des ministres en fin de semaine dernière, le gouvernement a annoncé la construction prochaine d’une base aérienne à Diffa et adopté un projet de décret déclarant d’utilité publique cette installation. Baptisée BA 501, cette base devrait permettre « d’augmenter la capacité de riposte des Forces armées Nigériennes. »

Le communiqué sanctionnant le conseil des ministres indique que la réalisation de ce projet vise à contrer « l’insécurité actuelle qui règne dans la région du sahel, plus particulièrement dans la zone du bassin du Lac Tchad ». L’infrastructure sera construite sur « un domaine situé en zone non lotie, d’une superficie de trente-deux (32) kilomètres carrés », déjà identifié.

Localité située à la frontière du Nigeria, Diffa tout comme la région éponyme, fait face depuis de nombreuses années, aux attaques terroristes du groupe Boko-Haram qui a établi des bases au Nigéria et dans le bassin du Lac Tchad.

Mais depuis une semaine, il semblerait que les attaques terroristes se soient estompées.

En tout cas, le président du Niger, qui vient de passer le cap des symboliques « 100 Jours » au gouvernail de son pays, a permis, depuis ce dimanche, à plus de 26 000 Nigériens, de regagner leurs villages, situés dans la redoutée région de Diffa.

D’où la décision annoncée lors du dernier Conseil des ministres réuni autour du président nigérien, Mohamed Bazoum.

« Au vu de l’insécurité actuelle qui règne dans la région du sahel, plus particulièrement dans la zone du bassin du Lac Tchad, le gouvernement envisage l’installation d’une base aérienne dénommée ‘BA 501 de Diffa’ pour augmenter la capacité de riposte des Forces armées nigériennes », lit-on dans le compte-rendu du Conseil. « Dans ce cadre, un domaine situé en zone non lotie, d’une superficie de trente-deux kilomètres carrés a été identifié pour accueillir cette infrastructure », poursuit le texte.

Un décret a été signé en conséquence afin de « déclarer d’utilité publique, les opérations d’installation de ladite base aérienne ».

Actuellement, le Niger compte deux bases aériennes importantes : celle de Niamey [BA 101], où est notamment installée la force française Barkhane, et celle d’Agadez [BA 201], utilisée par les forces américaines qui y ont notamment déployé des drones MQ-9 Reaper.

Le site Opex360 dénigre cette initiative nigérienne en notant qu’« on voit mal quels moyens pourront être affectés à cette future BA 501. En effet, l’armée de l’air nigérienne ne dispose que de deux avions d’attaque Su-25 et de quatre appareils de surveillance. S’agissant des hélicoptères, elle compte un Mil Mi 24 et trois Mil Mi 17.

« La Force conjointe ne dispose pas de moyens aériens, alors que c’est indispensable dans le cadre des efforts antiterroristes en cours. Elle ne dispose pas non plus de système de renseignement complet », avait constaté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Cependant, avait-il précisé, « l’acquisition de capteurs et d’équipements de surveillance – tels que des radars au sol à courte portée ou des drones – est prévue dans la deuxième tranche du financement de l’Union européenne ».

Pourrait-on dire que l’Union européenne compte accaparer cette base aérienne en emboitant le pas à la France et aux États-Unis ?

Avec l’arrivée des militaires d’occupation français, Paris s’est arrangée pour placer ses bases de son armée de Terre au Mali et sa base aérienne au Niger. Tout comme les États-Unis, qui ont également installé une base de la CIA et une base aérienne de drone au Niger. Maintenant, avec l’arrivée massive des troupes européennes au Mali, on pourrait s’attendre à ce que l’UE projette également d’installer sa base aérienne au Niger.

Mais ici, l’initiative a plutôt l’air d’être nigérienne. Et certes, comme le dit le site Opex360, le Niger ne dispose pas vraiment de moyen aérien, et tout comme les pays du Sahel, Niamey sait pertinemment qu’il ne dispose pas des moyens aériens adéquats pour lutter contre le terrorisme.

Mais est-ce que les pays du Sahel ont encore la souveraineté de leur ciel ?

Selon beaucoup d'experts, les pays du Sahel doivent encore demander la permission au Quai d’Orsay pour survoler leur propre territoire respectif.

C’est l’une des raisons pour laquelle, les pays du Sahel ne se sont pas dotés de moyens aériens pour assurer leur sécurité.

Étant donné que les bases aériennes occidentales ne servent que leurs propres intérêts, sans se soucier un seul instant de la sécurité des populations sahélienne, le Niger compte remédier à ce problème. Le ton dénigrant qu’utilisent l’Opex360 et le Secrétaire général de l’ONU à l’encontre de cette initiative est assez révélateur.

L’Occident veut doter le Niger de radars au sol à courte portée ou des drones financés par l’Union européenne. Et on peut aller jusqu’à supposer que le reste de la base sera occupé par des avions de chasse de l’OTAN.

Pour rappel, le Niger est lui-même devenu un fabriquant de drones. Rien qu’en cette année 2021, la fabrique de drones 100 % made in Niger, c’est le pari réussi par Abdoulaziz Kountché. À 37 ans, ce petit-fils de l’ancien chef d’État Seyni Kountché apporte ainsi une solution innovante aux problèmes sécuritaires et aux défis liés à l’insécurité alimentaire que connaît le Niger depuis de nombreuses années.

En quelques années, le jeune entrepreneur est devenu l’un des innovateurs les plus en vue du pays en créant le premier drone 100% nigérien. Du rêve brisé de devenir pilote à la création de Drone Africa Service, une success story « made in Niger ».

Ce qui fait que le pays n’aurait certainement pas besoin de s’approvisionner en drone auprès de l’Union européenne. De plus, le Niger a également d’autres partenaires vers qui il pourrait se tourner pour renforcer sa flotte aérienne, à savoir l’Iran.

D’ailleurs, le Niger et l’Iran ont tous deux la volonté de vouloir s’entraider. Lors de sa rencontre avec le président de l'Assemblée nationale du Niger, le président Ebrahim Raïssi a déclaré que l'élargissement des liens avec les pays africains, dont le Niger, est l'une des principales priorités de l'Iran, en particulier pendant mon mandat.

Le nouveau président iranien a déclaré que le niveau actuel des relations bilatérales Téhéran-Niamey, est insatisfaisant, réitérant : "Les ministères des Affaires étrangères de l'Iran et du Niger doivent élaborer et mettre en œuvre des plans et des feuilles de route pour identifier toutes les opportunités dans les deux pays visant à élargir les liens, puisque les relations avec les pays africains, dont le Niger font partie des priorités de la nouvelle administration iranienne."

Ce qui laisse également à penser que cette initiative du Niger de construire une base aérienne militaire sur son sol, pourrait être liée à ce partenariat approfondi qu’entretiennent Téhéran et Niamey.

C’est aussi pour cette raison que l’Union européenne tente de s’accaparer de cette base en voulant financer de vulgaires drones de surveillance que le Niger lui-même est apte à construire.

En fin de compte, le fait que le Niger construise sa propre base militaire aérienne est le déclenchement d’un effet domino que l’Occident n’arrive plus à arrêter. C’est pourquoi on assiste à des déploiements massifs de militaires dans le Sahel, qui reflètent la panique dans le camp occidental. Le Sahel reste une région que les Occidentaux n’arrivent pas à gérer ni à contrôler, pour la simple et bonne raison que les populations ne sont pas dupes et rejettent maintenant tout ce qui vient de l’Occident néocolonialiste, mais en plus, elles les poussent de plus en plus vers la sortie de l’Afrique.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV