La Turquie installera probablement son système de défense S-400 près de la frontière syrienne, a affirmé le chef de la délégation turque à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN.
Dans une interview avec le journal russe Izvestia, le chef de la délégation turque à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Ahmet Berat Conkar, a affirmé que la Turquie déploierait les missiles S-400 dans les endroits où leur existence semblerait indispensable pour défendre ses frontières.
Faisant allusion à l’emplacement dans une région sensible de la Turquie avec des pays limitrophes comme l’Irak, l’Iran, la Syrie et Chypre du Nord, Conkar a affirmé que les plus importantes menaces auxquelles était confrontée la Turquie venaient du nord de la Méditerranée, où se trouvent la Syrie et Chypre.
« C’est pourquoi nous donnons la priorité au fait d’assurer tout d’abord la sécurité de nos frontières du Sud et de l’Est », a-t-il ajouté. Le responsable turc a pourtant affirmé que la décision définitive sur l’endroit précis du déploiement des S-400 turcs n’avait pas encore été prise.
De retour du Japon où il a eu une rencontre avec son homologue américain dans le cadre du Sommet du G20, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré devant les journalistes que la Turquie, les États-Unis et d’autres alliés de l’OTAN restaient divisés en ce qui concerne la décision d’Ankara d’acheter le système de missiles S-400 à Moscou.
Le président turc affirme avoir été informé par la personne même de Donald Trump que la Turquie ne risquerait pas de sanctions américaines, même si elle achetait des S-400 russes ; ce qui contredit des informations précédemment publiées à ce sujet. Trump a pourtant dit qu’en achetant les S-400 russes, la Turquie se comporterait de façon injuste.
Suite aux propos du président américain, la Maison-Blanche a publié un communiqué, disant que « le président Trump est largement préoccupé par l’accord turco-russe sur l’achat de S-400 et que plus d’une fois, Washington a incité Ankara à renforcer ses coopérations avec l’OTAN en termes de défense ».
Les États-Unis et d’autres États de l’OTAN craignent qu’avec un déploiement des batteries de missiles S-400 russes dans divers pays de la région, dont la Turquie, les avions F-35 américains impliqués dans des zones de conflit ne soient paralysés par le système d’interception de ce système de défense antiaérienne russe.