TV

Nord de la Méditerranée : la Turquie ne sent plus en sécurité

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une batterie de missile S-400 de fabrication russe. ©Getty/TASS

La Turquie installera probablement son système de défense S-400 près de la frontière syrienne, a affirmé le chef de la délégation turque à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN.

Dans une interview avec le journal russe Izvestia, le chef de la délégation turque à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Ahmet Berat Conkar, a affirmé que la Turquie déploierait les missiles S-400 dans les endroits où leur existence semblerait indispensable pour défendre ses frontières.

Faisant allusion à l’emplacement dans une région sensible de la Turquie avec des pays limitrophes comme l’Irak, l’Iran, la Syrie et Chypre du Nord, Conkar a affirmé que les plus importantes menaces auxquelles était confrontée la Turquie venaient du nord de la Méditerranée, où se trouvent la Syrie et Chypre.

« C’est pourquoi nous donnons la priorité au fait d’assurer tout d’abord la sécurité de nos frontières du Sud et de l’Est », a-t-il ajouté. Le responsable turc a pourtant affirmé que la décision définitive sur l’endroit précis du déploiement des S-400 turcs n’avait pas encore été prise.

De retour du Japon où il a eu une rencontre avec son homologue américain dans le cadre du Sommet du G20, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré devant les journalistes que la Turquie, les États-Unis et d’autres alliés de l’OTAN restaient divisés en ce qui concerne la décision d’Ankara d’acheter le système de missiles S-400 à Moscou.

Le président turc affirme avoir été informé par la personne même de Donald Trump que la Turquie ne risquerait pas de sanctions américaines, même si elle achetait des S-400 russes ; ce qui contredit des informations précédemment publiées à ce sujet. Trump a pourtant dit qu’en achetant les S-400 russes, la Turquie se comporterait de façon injuste.

Suite aux propos du président américain, la Maison-Blanche a publié un communiqué, disant que « le président Trump est largement préoccupé par l’accord turco-russe sur l’achat de S-400 et que plus d’une fois, Washington a incité Ankara à renforcer ses coopérations avec l’OTAN en termes de défense ».

Les États-Unis et d’autres États de l’OTAN craignent qu’avec un déploiement des batteries de missiles S-400 russes dans divers pays de la région, dont la Turquie, les avions F-35 américains impliqués dans des zones de conflit ne soient paralysés par le système d’interception de ce système de défense antiaérienne russe.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV