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Damas et les Kurdes concluent un accord pour mettre fin à la guerre

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les représentants du Conseil démocratique syrien (CDS) lors de la troisième rencontre dans la ville syrienne de Tabqa le 16 juillet 2018. ©Reuters

Le Conseil démocratique syrien (CDS) a annoncé ce samedi 28 juillet avoir conclu un accord avec le gouvernement de Damas pour mettre fin à huit années de guerre dans le pays, a rapporté RT Arabic.

Après avoir conclu un accord initial sur la formation de plusieurs comités pour poursuivre des négociations, le Conseil démocratique syrien, constitué principalement de Kurdes, annonce avoir trouvé un accord avec Damas pour mettre fin aux violences en Syrie, notamment dans le nord du pays.

L’annonce a été faite après que le CDS, l’aile politique des Forces démocratiques syriennes, a envoyé le jeudi 26 juillet une délégation à Damas pour des entretiens avec des responsables syriens.

Selon le CDS, l’objectif de ces entretiens était de préparer des dialogues plus larges entre les deux parties, pour trouver une solution aux problèmes existants et résoudre la crise du pays à tous les niveaux.

Les Forces démocratiques syriennes, qui bénéficient du soutien américain, contrôlent actuellement 27 pour cent de la superficie de la Syrie, dans le nord et le nord-est du pays.

Le CDS a indiqué aujourd’hui dans un communiqué qu’il avait convenu avec le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad de former des comités qui « traceraient une feuille de route vers une Syrie démocratique et décentralisée ».

La délégation du CDS s’est rendue à Damas pour la première fois après que le président syrien a mis en garde les Kurdes syriens. Bachar al-Assad avait déjà déclaré en mai que les Forces démocratiques syriennes devraient s’asseoir à la table du dialogue avant que l’armée syrienne ne soit obligée de recourir à une option militaire. Il semble que les Kurdes aient choisi la première option.

Les Kurdes se sont alors déclarés prêts à confier le contrôle de l’est de l’Euphrate au gouvernement après que Washington eut refusé son soutien aux Kurdes dans les villes de Manbij et d’Afrin, au nord de la Syrie.

Bien que les Kurdes bénéficient du soutien des États-Unis, les plans contradictoires de Washington en Syrie ont incité les Kurdes à se tourner vers le gouvernement à Damas.

Cependant, comme a indiqué Reuters, toute négociation entre Damas et les forces kurdes soulèverait de nouvelles questions pour la politique américaine en Syrie, où l’armée américaine s’est largement déployée dans les zones contrôlées par les Kurdes.

La présence américaine à l’est de l’Euphrate, région qui jouit d’une importance stratégique de par sa richesse pétrolière, se renforce avec le soutien de la Turquie.

Les États-Unis, sans l’autorisation de Damas, ont déployé leurs soldats en Syrie et crée plus de dix bases militaires pour soutenir les terroristes dans leurs crimes contre le peuple et le gouvernement syriens.

Le gouvernement syrien a décrit à plusieurs reprises la présence des forces américaines en Syrie comme illégale et illégitime et a appelé à un retrait des troupes occupantes de la Syrie.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV