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Conseil de sécurité : Washington et Londres vont de défaite en défaite

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’ambassadrice US à l’ONU, Nikki Haley. ©AFP

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la reconduction de la résolution sur l’interdiction d’envoi d’armes au Yémen, la Russie, après avoir opposé son veto au projet de résolution britannique anti-iranienne présenté sous la pression des États-Unis, a réussi a faire adopter sa résolution.

La Russie a mis son veto au projet de résolution britannique anti-iranienne au Conseil de sécurité de l’ONU, un acte qui a provoqué la colère des États-Unis. Le veto russe est une défaite pour les États-Unis, qui ont fait pression pendant des mois pour que l’Iran soit tenu responsable devant les Nations unies, a rapporté Reuters.

Cependant, les 15 membres du Conseil de sécurité ont approuvé à l’unanimité la résolution proposée par Moscou, qui ne mentionnait pas l’Iran, en prolongeant simplement l’embargo d’un an sur les armes contre le Yémen.

Le Royaume-Uni avait rédigé un projet de résolution, en consultation avec la France et les États-Unis. Selon Reuters, le projet de texte initial — visant à renouveler le mandat annuel d’un régime de sanctions contre le Yémen — voulait inclure une condamnation de l’Iran pour violation de l’embargo sur les armes.

En fait, si elle a été une défaite pour les États-Unis et le Royaume-Uni, cette réunion du Conseil de sécurité a été l’occasion de deux victoires pour la Russie. Premièrement, Moscou a opposé son veto au projet de résolution britannique soutenu par la France. Cette résolution visait l’Iran. Mais pour la Russie, le rapport de l’ONU ne prouvait pas l’implication directe de l’Iran. Deuxièmement, après le veto de cette résolution, la Russie a proposé son propre projet de résolution qui maintient les sanctions yéménites pour une année supplémentaire, mais ne permet aucune action contre l’Iran.

« Si la Russie continue de soutenir l’Iran, les États-Unis et nos partenaires devront agir seuls », a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, lors d’une visite à Tegucigalpa, capitale du Honduras. Haley n’a pas précisé quel type d’action pourrait être entrepris.

Se référant à la décision du Conseil de sécurité, Nikki Haley a ajouté que ce vote n’influerait pas la décision sur l’accord nucléaire. « Cela a juste validé une bonne partie de ce que nous pensions déjà, à savoir que l’Iran bénéficiait d’un laisser-aller pour son comportement dangereux et illégal. »

« Aujourd’hui était le jour de la défaite de la diplomatie », a-t-elle affirmé.

La représentation iranienne auprès des Nations unies a publié un communiqué affirmant que le comportement de l’ambassadrice US auprès de l’ONU avait pour objectif de couvrir les crimes commis par la coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen et qu’elle a répété des allégations anti-iraniennes éculées afin d’aider les agresseurs au Yémen.

« L’Iran a rejeté à plusieurs reprises les allégations américaines l’accusant d’envoyer des armes au Yémen et réaffirme que les trois années de bombardement au Yémen ont provoqué une catastrophe humaine », ajoute le communiqué de la mission iranienne à l’ONU.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV