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Le déploiement des forces irakiennes à Kirkouk, retrait partiel des Peshmergas

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les chars de l’armée irakienne dans le village de Bachir, au sud de Kirkouk, en Irak, le 13 octobre 2017. ©AP

Le Premier ministre du Kurdistan irakien a demandé à l’éminent dignitaire religieux chiite d’Irak, l’Ayatollah Ali Sistani, d’intervenir pour empêcher que des affrontements se produisent à Kirkouk.

Sur fond des rumeurs sur la possibilité du déclenchement des affrontements à Kirkouk, le Premier ministre du Kurdistan irakien Nechirvan Barzani a demandé, vendredi 13 octobre, à l’Ayatollah Ali Sistani ainsi qu’à la communauté mondiale d’intervenir afin d’empêcher le déclenchement de nouveaux conflits à Kirkouk.

Le Premier ministre du Kurdistan Nechirvan Barzani (C) et son épouse Nabila (G) votent pour le référendum d'indépendance à Erbil, le 25 septembre 2017. ©AFP

Dans la foulée, le Premier ministre du Kurdistan irakien a accusé Haïder al-Abadi, Premier ministre du gouvernement central de Bagdad, d’avoir rassemblé ses forces militaires à Kirkouk et à Ninive.

Le général Sirvan Barzani, commandant des Peshmergas kurdes, a confirmé le retrait de ses forces des parties de la province de Kirkouk, en coordination avec Bagdad.

Il a toutefois ajouté que les Peshmergas kurdes ne se retireraient pas de la ville de Kirkouk, chef-lieu d’une province éponyme.

Sirvan Barzani a prétendu que les forces irakiennes auraient été déployées en masse dans le sud de Kirkouk. Un fait démenti, auparavant, par le ministère irakien de l’Intérieur.

Il a qualifié d’« hostiles », les agissements des forces irakiennes dans le sud de Kirkouk.

Le commandant des Peshmergas a affirmé que ses forces n’auraient pas procédé à la modification du tissu démographique et qu’elles auraient respecté la Constitution irakienne.

Selon l’agence de presse Reuters, le retrait partiel des Kurdes vise à empêcher des affrontements avec les militaires irakiens.

Dans le même temps, des informations non confirmées font état d’une attaque au mortier des Hachd al-Chaabi contre une position des Peshmergas.

D’après ces informations, les combattants turkmènes des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) auraient tiré des obus de mortier sur une position des Peshmergas à Touz Khormatou, à l’est de Tikrit, dans la province de Salaheddin. Les chiites turkmènes constituent la majeure partie de la population de Touz Khormatou.

Le secrétaire général de l’Organisation irakienne Badr, mouvement politique et militaire chiite, a appelé les Peshmergas kurdes à se retirer des régions dont ils ont pris le contrôle, à un moment critique.

Hadi al-Ameri a lancé cet appel, vendredi 13 octobre au soir.

Par ailleurs, le porte-parole des Unités de mobilisation populaire d’Irak, Ahmed Al-Assadi, a déclaré que la présence des militaires irakiens à Kirkouk ne contredisait pas la Constitution.

Le porte-parole du gouvernement irakien a récemment annoncé que Bagdad n’a aucun plan pour attaquer Kirkouk.

Cependant, le Conseil de sécurité du Kurdistan irakien a annoncé, vendredi sur sa page Twitter, que les militaires de l’armée, les combattants des Hachd al-Chaabi et la police fédérale d’Irak entendaient lancer une agression militaire contre la région du Kurdistan.

Kirkouk a été occupée, en 2014, par les terroristes de Daech. Cette ville, qui appartient au territoire irakien, a été libérée par les miliciens kurdes des Peshmergas qui avaient promis d’en confier le contrôle à Bagdad après la fin de leur opération. Cependant, ils n’ont pas tenu leur promesse et contrôle cette localité aux riches ressources pétrolières, depuis des années.

Bagdad a, à maintes reprises, averti les Peshmergas, réclamant leur retrait de Kirkouk dont les habitants ont rejeté, en grande partie, le référendum très controversé sur l’indépendance du Kurdistan irakien.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV