TV

« L’accord sur la trêve en Syrie profite au Hezbollah » (expert iranien)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le personnel du Croissant-Rouge syrien surveille les bus transportant des déplacés et des groupes armés, à Hama, le 3 août 2017. ©AFP

Hadi Mohammadi, expert politique iranien du Moyen-Orient, a déclaré aujourd’hui, mardi 8 août, que l’accord sur un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie était dans l’intérêt de la Résistance.

« L’Occident et ses alliés arabes ont allumé la mèche d’une guerre des nerfs à propos de l’accord de cessez-le-feu dans le sud de la Syrie alors que cet accord profite, pratiquement, à la Résistance. Les Américains n’ont lésiné sur rien pour atteindre leur objectif dans le sud de la Syrie, mais ils n’ont finalement rien pu faire et ont tout lâché. C’est bien ce sentiment de frustration qui a poussé les Américains à s’asseoir à la table des négociations avec les Russes. Deraa et la majeure partie de Soueïda sont contrôlées par le gouvernement syrien et ce n’est qu’une petite partie de la frontière syro-jordanienne qui est sous la domination des éléments de l’Armée syrienne libre (ASL), dirigés par un général d’origine saoudienne. En plus, une petite partie de la périphérie sud de Deraa est contrôlée par des terroristes d’al-Qaïda et des éléments de l’Armée syrienne libre. En ce qui concerne Quneïtra, sa périphérie est contrôlée par les troupes gouvernementales, alors que le nord et le sud sont respectivement dominés par al-Qaïda et Daech. Les Israéliens, eux aussi, se sont frotté les mains après la signature de l’accord sur le cessez-le-feu en Syrie, car ils souhaitaient que cet accord balise le terrain à l’expulsion des forces iraniennes, syriennes et celles de la Résistance du sud de la Syrie, mais ils ont été déçus de voir ce rêve s’évanouir. À vrai dire, les Israéliens auraient déjà expulsé les combattants de la Résistance du sud de la Syrie, s’ils en avaient été capables. Maintenant, après sept ans de résistance, le Hezbollah ne se retire pas de Syrie pour la seule raison qu’Israël le souhaite. »

Hadi Mohammadi, expert iranien du Moyen-Orient. ©Fars News

Hadi Mohammadi a déclaré que l’accord scellé entre la Russie et les États-Unis au cours du sommet du G20 était, en effet, un accord qui permettrait aux deux parties de discuter de la situation, dans le sud de la Syrie.

« Les Américains et les Russes restent divisés quant à plusieurs sujets, dont la sécurité internationale, l’OTAN et l’Europe et il y existe un risque imminent d’affrontements. L’accord de cessez-le-feu sur le sud de la Syrie contraint les États-Unis à agir conformément au plan russe. Les forces russes ont été déjà déployées dans les districts du nord de Deraa et elles seront bientôt installées dans la Ghouta orientale et plusieurs autres régions. Dans le sud de la Syrie, les bâtiments administratifs du gouvernement sont ouverts. À Idlib aussi, les fonctionnaires travaillent sans aucun problème et ils sont payés par le gouvernement de Damas. Rien n’aura lieu. Il n’y aura aucun retrait. Le cessez-le-feu est en vigueur, mais les terroristes du front al-Nosra et de Daech continueront à être visés. Trois groupes sont actifs en Syrie, l’un dépend de Daech, l’autre du Front al-Nosra et un autre est affilié à l’Armée syrienne libre. Cette dernière a aussi des éléments en Jordanie. Entre quatre et cinq mille membres de tribus ont été envoyés en Jordanie pour recevoir des formations nécessaires. En effet, ces éléments devraient se lancer dans des opérations à al-Tanf, mais ce projet a échoué et les Américains l’ont finalement abandonné. Maintenant, c’est Bachar al-Assad et la Résistance qui tiennent le haut du pavé et les Américains tentent de gagner du temps pour voir s’ils peuvent faire quelque chose. »

L’expert politique iranien a conclu qu’il existait un lien profond entre la crise en Irak et celle en Syrie, ajoutant que si les Américains pouvaient parvenir à leurs objectifs en Irak, ils pourraient alors envenimer la situation en Syrie.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV