Entre les 10 et 11 mai à Fairbanks aux États-Unis, en marge d’un sommet sur l’Arctique, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s’entretiendra avec son homologue américain, Rex Tillerson, à propos des zones de « désescalade » en Syrie et du rôle que les États-Unis, la Turquie et la Jordanie devraient y jouer.

Selon Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov et Tillerson signeront entre le 10 et le 11 mai en Alaska une note d’entente dans le cadre des négociations d’Astana sur la création de quatre zones de « désescalade » en Syrie.
« Le rôle éventuel des États-Unis dans la surveillance du processus de cessez-le-feu doit être débattu par les experts et les militaires. Les positions des parties syriennes, et en premier lieu celle du gouvernement légitime, doivent être prises en considération », a-t-il préconisé.
« L’Iran fait partie des pays parrainant le cessez-le-feu en Syrie et les États-Unis sont un acteur important dans les affaires régionales. Il faudrait une volonté politique pour faire des progrès », a-t-il ajouté.
Quant au rôle de la Turquie dans la mise en application de l’accord sur les zones sécurisées en Syrie, le diplomate russe s’est exprimé en ces termes : « Moscou attend qu’Ankara garantisse le respect des clauses de l’accord par les opposants syriens. »
« Moscou souhaite que tous les détails techniques liés aux zones de “désescalade” soient définis aussitôt que possible », a-t-il ajouté.
Mikhaïl Bogdanov s’est attardé sur l’interdiction du survol des avions de chasse de la coalition internationale dans les zones de « désescalade » pour dire : « Ce sujet sera à l’ordre du jour des discussions entre militaires. »