Au cours des dernières 24 heures, 15 navires ont traversé le détroit d’Ormuz avec l’autorisation et sous la supervision et la protection de la Marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI).
Ce sont pas moins de 15 navires, dont quatre pétroliers, qui ont transité par le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures, sur autorisation des forces maritimes du CGRI, a annoncé dans un communiqué rendu public le lundi 1er juin, le service des relations publiques de la Marine du CGRI.
L’autorité iranienne qui contrôle le détroit d’Ormuz dans le golfe Persique a défini la zone de gestion et de surveillance de cette voie navigable, déclarant que la circulation dans ce corridor stratégique nécessite une coordination et un permis.
L’Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA) a clarifié la semaine dernière que cette zone s’étend « de la ligne reliant le mont Mobarak en Iran au sud de Fujaïrah aux Émirats arabes unis, du côté oriental du détroit, jusqu’à la ligne reliant l’extrémité de l’île de Qeshm en Iran à Umm al-Qawain aux Émirats arabes unis, du côté occidental du détroit ».
Début mars, juste après que les États-Unis et Israël ont lancé une guerre d’agression non provoquée contre l’Iran, le pays a interdit l’accès à ses ennemis et leurs alliés au détroit d’Ormuz. Comme riposte à cette attaque, l’Iran a également lancé des salves de missiles et des frappes de drones contre les territoires occupés par Israël, ainsi que contre des bases et des intérêts américains dans divers pays de la région.
Après l’annonce par le président américain Donald Trump d’un blocus visant les navires et les ports iraniens, les autorités iraniennes ont imposé en avril des contrôles beaucoup plus stricts dans ce détroit stratégique.
Pour Téhéran, ces dispositions sont contraires aux termes d’un cessez-le-feu négocié par le Pakistan, entré en vigueur le 8 avril et prolongé par la suite de manière unilatérale par Washington.
Aussi, Téhéran insiste sur le fait qu’il ne rouvrira pas le détroit d’Ormuz — par lequel transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz — tant que le blocus illégal n’aura pas été levé et que la guerre n’aura pas pris fin définitivement.
L’Iran a renforcé son contrôle sur le détroit d’Ormuz grâce à des postes de contrôle militaires, des inspections de navires, des accords diplomatiques et, dans certains cas, des frais de sécurité pour garantir un passage en toute sécurité.