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Le Hamas condamne les attaques israéliennes à al-Khalil et appelle à une action internationale urgente

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’armée israélienne démolit des maisons de Palestiniens dans la ville d’al-Khalil, en Cisjordanie occupée, le 30 octobre 2026. (Photo : AFP)

Le mouvement de résistance palestinien Hamas a fermement condamné l’offensive militaire israélienne en cours à travers al-Khalil et d’autres parties de la Cisjordanie occupée, qualifiant les raids, les démolitions de maisons et les déplacements forcés d’actes de « punition collective » ciblant les civils palestiniens.

Dans un communiqué publié ce vendredi, le Hamas a déclaré que les mesures visant al-Khalil, notamment le siège, la fermeture des points d’entrée et de sortie, les raids quotidiens à domicile et le déplacement de familles palestiniennes, constituaient des violations du droit international et humanitaire.

Il a appelé les Nations Unies, les institutions internationales et les organisations de défense des droits humains à intervenir d’urgence pour mettre fin aux démolitions et aux déplacements forcés.

Le communiqué dénonce également la destruction de quartiers résidentiels et l’intimidation de femmes, d’enfants et de personnes âgées, et appelle à une action internationale pour protéger les communautés palestiniennes et leurs droits.

Cette déclaration intervient alors que les forces d’occupation ont démoli vendredi des maisons appartenant à des familles palestiniennes qui avaient lancé une opération la semaine dernière dans la ville et tué deux soldats israéliens.

« Les opérations de démolition, de destruction par bulldozer et de vandalisme menées par les forces d’occupation contre des habitations civiles, le ciblage de quartiers résidentiels et la terreur infligée aux enfants, aux femmes et aux personnes âgées n’apporteront ni sécurité ni légitimité à l’occupation », a déclaré le Hamas.

« Au contraire, elles ne feront que renforcer la détermination de notre peuple à défendre ses droits nationaux, sa terre et ses lieux saints », a-t-il ajouté.

Les derniers développements soulignent les pressions humanitaires croissantes auxquelles sont confrontés les Palestiniens à al-Khalil, où les restrictions militaires, la destruction de biens et les attaques de colons perturbent la vie civile, déplacent des familles et menacent les moyens de subsistance agricoles.

Les raids militaires israéliens, les démolitions de maisons, les restrictions de circulation et l’escalade des attaques de colons intensifient la pression sur les communautés palestiniennes à travers al-Khalil, suscitant des inquiétudes quant aux déplacements forcés et à l’érosion de la présence palestinienne en Cisjordanie occupée.

Les derniers événements comprennent des raids massifs contre des habitations palestiniennes, le déplacement de milliers d’habitants, ainsi que la démolition et le vandalisme de propriétés civiles. La situation est également aggravée par des violences perpétrées par des colons dans les villages environnants, notamment une attaque armée à Sikka, au sud-ouest d’al-Khalil.

Selon les Nations Unies, plus de 3 000 Palestiniens ont été contraints de quitter leurs foyers au 27 octobre, dans le contexte de l’offensive militaire israélienne à al-Khalil.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a averti que l’opération soulevait de graves préoccupations quant au nettoyage ethnique, citant des démolitions de propriétés résidentielles et commerciales et des restrictions à la liberté de circulation des résidents.

La dernière offensive israélienne, lancée le 23 octobre suite à une fusillade ayant coûté la vie à deux soldats israéliens, s’est traduite par la fermeture des entrées de la ville, des perquisitions massives de domiciles, des arrestations et des démolitions. Des habitants palestiniens ont également signalé avoir été contraints de quitter leurs maisons, et beaucoup n’ont pas pu emporter leurs effets personnels.

Parallèlement, les violences des colons continuent de menacer les communautés palestiniennes du gouvernorat d’al-Khalil.

Jeudi soir, un colon israélien a ouvert le feu sur des enfants palestiniens qui jouaient au football dans la cour de récréation de l’école du village de Sikka, au sud-ouest d’al-Khalil, avant de tirer en direction d’une maison voisine.

Waleed Hashish, chef du conseil du village de Sikka, a déclaré que l’attaque avait semé la panique parmi les enfants et les habitants. Le colon a également abattu délibérément trois chiens de garde près d’habitations palestiniennes.

Il a averti que les villageois sont confrontés à des attaques de plus en plus fréquentes qui menacent leur sécurité et leurs moyens de subsistance. La violence s’est intensifiée suite à la prise de contrôle d’une ancienne maison palestinienne à l’est du village par des colons il y a environ six mois et sa transformation en avant-poste à quelques mètres seulement des habitations.

Ce village, qui abrite environ 1 500 Palestiniens, dépend principalement de l’agriculture et de l’élevage. Ses habitants sont confrontés à des restrictions croissantes quant à l’accès, la culture et l’entretien de leurs terres agricoles, à mesure que les avant-postes de colons et les expropriations foncières cernent de plus en plus la communauté.

Ces développements surviennent dans un contexte d’escalade des incursions militaires israéliennes, d’arrestations et de violences de colons à travers la Cisjordanie occupée, y compris à Qods-Est, depuis qu’Israël a lancé sa guerre génocidaire contre la bande de Gaza en octobre 2023.

Au cours des trois dernières années, les forces israéliennes et les colons ont tué plus de 1 210 Palestiniens et en ont blessé environ 13 350 autres en Cisjordanie occupée.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV