Dans sa récente mise à jour, le Pentagone a ajouté deux décès « non hostiles » à sa base de données concernant les troupes tombées au combat.
« L’armée de l’air a annoncé qu’un aviateur est décédé des suites d’une maladie, tandis que la cause du décès du second demeure inconnue et fait l’objet d’une enquête. »
Sur les 23 militaires américains décédés, 11 ont été tués par des tirs ennemis tandis que les 12 autres ont été classés comme « non hostiles ».
Par ailleurs, 865 autres militaires américains ont été blessés par des tirs ennemis depuis le début de la guerre à la fin du mois de février.
Citant six responsables américains familiers avec les données internes du Pentagone sur le décompte des morts, le Washington Post a rapporté le mois dernier que davantage de soldats américains sont morts durant la guerre avec l’Iran que ce que le Pentagone a publiquement divulgué.
Ce rapport a provoqué l’indignation du secrétaire à la Guerre américain, Pete Hegseth, qui a déclaré dans une publication sur X : « C’est DÉGOÛTANT et FAUX. Un mensonge total. »
Les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur guerre d’agression illégale contre l’Iran le 28 février.
Quarante jours plus tard, le 8 avril, les ennemis ont été contraints d’annoncer un cessez-le-feu face à la résistance de l’Iran, aux opérations de représailles réussies et un contrôle ferme du détroit d’Ormuz.
En juillet, les États-Unis ont mené des vagues de raids aériens meurtriers contre l’Iran et ont imposé un blocus maritime au pays en violation du mémorandum d’entente d’Islamabad avec la République islamique d’Iran, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre.
En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé des frappes dévastatrices contre des cibles américaines stratégiques à travers l’Asie de l’Ouest et ont déclaré la fermeture du détroit d’Ormuz à tout trafic.
Récemment, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a déclaré au Congrès que la guerre avait coûté 43,6 milliards de dollars jusqu’au 3 septembre.
Cependant, les sénateurs démocrates exigent que le Pentagone révèle pour les contribuables américains le « coût réel » des dommages causés aux bases américaines durant la guerre contre l’Iran.
Dans une lettre adressée au commandant du CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, ils ont souligné que le chiffre de 43,6 milliards de dollars ne comptabilise pas le coût des dommages causés par les représailles iraniennes contre les bases et autres installations américaines dans la région.
« Nos alliés et nos adversaires sont, malheureusement, très conscients du coût exorbitant que cette guerre imprudente a imposé à la préparation militaire, et le Congrès, ainsi que le public ont besoin de ces informations pour déterminer les mesures nécessaires afin de se remettre de ce fiasco », indique la lettre.
« Malgré le manque de clarté et de franchise de [la part du Département de la Guerre], les rapports de presse sur les attaques, les séquences vidéo, les images satellites et les photos divulguées par des militaires américains actifs aux médias ont dressé un tableau désastreux des bases et installations américaines endommagées et détruites par l’Iran. »