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La France va déployer 70 000 policiers en prévision des manifestations de samedi, sur fond de craintes de violences

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les forces de l'ordre françaises attaquent les manifestants, lors des protestations contre la vie chère. ©AFP

La France déploiera quelque 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire pour la nouvelle journée de mobilisation sociale prévue samedi, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, alors que les Gilets jaunes ont appelé à l’« acte III » de la mobilisation contre la vie chère.

Lors d'une conférence de presse sur la présentation du plan prévu samedi, Laurent Nuñez a averti que samedi serait une journée « atypique », présentant un « risque très élevé de troubles à l’ordre public », notamment parce que les manifestations pourraient se prolonger tard dans la soirée.

Cette mobilisation intervient après deux samedis consécutifs de manifestations, les 17 et 24 octobre. Depuis la mi-septembre 2026, un mouvement de contestation, initialement porté par les lycéens puis rejoint par les étudiants, a pris de l’ampleur à travers le pays.

Qualifiant les appels à manifester de « particulièrement violents », Nuñez a affirmé que certains messages diffusés incitaient à la révolution et à l’insurrection.

Deux jours avant la mobilisation du 24 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait demandé aux principaux opérateurs de télécommunications, notamment Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom, de se tenir prêts à couper l’accès à TikTok, Instagram, Snapchat et X. Cette demande était justifiée par le rôle attribué aux réseaux sociaux dans la mobilisation des lycéens à travers le pays.

Les mobilisations s’inscrivent dans le cadre des protestations contre la vie chère, la dégradation des conditions d’études, la hausse des prix du carburant ainsi que la répression que la police française exerce sur des manifestants pacifiques, les participants affirmant que les forces de l’ordre avaient pris pour cible les lycéens mobilisés, plutôt que de voir le gouvernement proposer des solutions politiques.

Évoquant les incidents survenus lors des manifestations du 17 octobre, Nuñez a annoncé que les préfets locaux émettraient des interdictions partielles empêchant les manifestations dans les centres-villes. Les autorités vont également renforcer les contrôles des personnes entrant dans les villes et déployer des agents de sécurité dans tout le pays.

« On ne tolérera aucun débordement », a averti le ministre, promettant une « extrême fermeté ». Il a prétendu que de telles mesures étaient nécessaires à la préservation de la liberté de réunion et d'expression.

Ces déclarations interviennent alors que des experts des Nations unies en matière de droits de l'homme ont condamné des tactiques injustifiables employées par les forces de sécurité françaises pour réprimer des semaines de manifestations étudiantes à travers le pays.

Dans une déclaration commune, quatre rapporteurs de l’ONU ont qualifié d’« inacceptable » le recours à la violence par la police française. Ils ont également dénoncé le caractère disproportionné des arrestations et des détentions, qui ont touché plusieurs milliers de personnes, principalement des mineurs.

Les experts ont exhorté les autorités françaises à procéder à un examen approfondi de leurs stratégies et pratiques en matière de maintien de l’ordre, afin de permettre aux manifestants d’exprimer leurs préoccupations.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV