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Téhéran rejette le mandat onusien sur les droits humains imposé par le Royaume-Uni destiné à dissimuler les exactions américano-israéliennes

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. (Archives)

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a vivement critiqué le mécanisme des Nations unies relatif aux droits de l’homme en Iran, l’accusant de servir délibérément à détourner l’attention des crimes commis par les États-Unis et Israël contre la République islamique d'Iran. 

Dans un message publié mercredi sur X, M. Baghaï a dénoncé le mandat de Mai Sato, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran, le qualifiant de mesure « motivée par des considérations politiques » et « imposée au Conseil des droits de l’homme par le Royaume-Uni ».

« Instrumentaliser le prétendu mandat de rapporteuse spéciale sur la situation des droits humains en Iran pour tenir Téhéran responsable des crimes commis par les États-Unis et Israël ne relève de rien d’autre que d’une tentative délibérée de blanchir l’agression, les atrocités et les mesures coercitives unilatérales », a écrit le porte-parole de la diplomatie iranienne. 

Le porte-parole a ensuite dénoncé une approche « profondément trompeuse et foncièrement fallacieuse », estimant que ce mécanisme était instrumentalisé pour faire porter la responsabilité à l’Iran, tout en passant sous silence l’agression militaire et la guerre économique menées contre le pays par Washington et Tel-Aviv.

Les déclarations de Baghaï faisaient suite à un rapport présenté mercredi par Mai Sato devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Dans son rapport, Mai Sato a reconnu que les guerres menées par les États-Unis et Israël avaient aggravé les souffrances du peuple iranien; elle a toutefois accusé Téhéran d'exploiter la situation pour intensifier ce qu'elle a qualifié de répression de la contestation intérieure, par le biais d'arrestations et d'exécutions. 

Téhéran a constamment rejeté le mandat du Rapporteur spécial sur l’Iran, le considérant comme un instrument à motivation politique utilisé par les puissances occidentales pour faire pression sur la République islamique d'Iran. Les autorités iraniennes estiment que ce mécanisme ignore systématiquement les conséquences, en matière de droits humains, des sanctions illégales, des menaces militaires et des actes d’agression imposés à la nation iranienne.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV